C. Dolbeau:

 

  Vidjeti također: Sarajevo: Predstavljanje knjiga "Ivan Šarić, vrhbosanski nadbiskup" i "Povijest poziva na odgovornost", IKA V - 98439/11, 27.11.2007
 

 

Ivan Saric, prélat, poète et patriote

 

                                                                Veritas liberabit nos…

 

            Il y a un peu plus de vingt ans, en novembre 1986, la revue Les Écrits de Paris m’ouvrait fort aimablement ses colonnes pour y défendre la mémoire de Mgr Ivan Évangéliste Saric, ancien archevêque de Sarajevo. Pourquoi, me direz-vous, défendre la mémoire de ce prélat bien peu connu en France ? Eh bien, tout simplement parce que celle-ci venait, une fois de plus, d’être salie – les 3 et 4 août 1986 – par le correspondant yougoslave du grand quotidien parisien Le Monde. Ce journaliste, M. Paul Yankovitch, ancien chef de cabinet de Vladislav Ribnikar, rédacteur à Politika, co-fondateur de Jugopress et ancien collaborateur du ministre Rankovic, avait, selon la coutume titiste, rédigé un long tissu de contre-vérités flagrantes et de slogans éculés. Désireux de noircir à l’extrême l’archevêque afin de mieux disqualifier l’Église Catholique, son clergé, ses fidèles, et au-delà, la Croatie tout entière, Yankovitch accusait donc pêle-mêle Ivan Saric d’avoir soutenu le prétendu criminel de guerre Ante Pavelic, de lui avoir même dédié une ode, d’avoir encouragé les Oustachis et même ordonné quelques conversions forcées. Le réquisitoire «à la Vichinsky» se voulait implacable et il n’y manquait, pour être parfait, que la touche humiliante que les communistes hongrois avaient réservée à Mgr Mindszenty, accusé d’un trafic … de sous-vêtements !

 

            C’était il y a vingt ans et depuis cette époque, beaucoup de choses ont changé. La situation a, certes, évolué mais les vieilles sornettes ont, hélas, toujours cours et la vieille haine s’épanche encore. Elle ne s’affiche plus (sauf exception) dans Le Monde mais se diffuse désormais sur Internet et Mgr Saric en demeure l’une des cibles favorites. Scandaleux il y a vingt ans, les mensonges que l’on répand sur son compte le sont tout autant aujourd’hui et ils appellent, tout comme autrefois, des réponses claires.

 

Un prêtre qui s’engage

 

            Natif de Dolac où il vient au monde le 27 septembre 1871, Ivan Évangéliste Saric fut l’élève des Jésuites de Travnik (1882-90) avant de rejoindre le séminaire et de terminer ses études à Sarajevo (1894). Ordonné prêtre le 22 juillet 1894, il commence par exercer son ministère à l’Institut Saint-Vinko (1894-96) et ne tarde pas à accéder au canonicat (1896). Proche collaborateur de Mgr Stadler et jeune docteur en théologie (Zagreb, 1898), Ivan Saric est bientôt nommé évêque coadjuteur de Vrhbosna (27 juin 1908) par S.S. Pie XI qui lui confère aussi le titre d’évêque in partibus de Cæsaropolis. À la disparition de l’archevêque de Sarajevo, il lui succède tout naturellement et reçoit, le 22 mai 1922, le titre de métropolite de Vrhbosna. Fidèle à sa devise, Veritati et Caritati, ce sont au total 37 années qu’Ivan Saric consacrera à cet archidiocèse immense, qui ne compte pas moins de 22 000 km2, 108 paroisses et 360 000 croyants. Chef d’une communauté catholique qui doit cohabiter ici avec l’islam et l’Église Orthodoxe, il fait montre à la fois de tact et de fermeté, mettant toujours – n’en déplaise à ses détracteurs – un soin extrême à ne point léser ceux qui ne partagent pas le même credo. Toujours en tournée dans son archidiocèse, il y crée, avant-guerre, vingt paroisses nouvelles, fonde le mouvement de jeunes Orao, encourage Caritas, soutient la société Napredak, s’investit dans le développement de l’Action Catholique et insuffle un regain de vigueur à la presse catholique. Fondateur et éditeur (1922) de l’hebdomadaire Nedjelja (qui deviendra Kriz puis Katolicki Tjednik), il lance également la publication de petites brochures, les Vrhbosanske savremene knjizice, dont 55 numéros seront diffusés. Cette intense activité pastorale ne l’empêche pas d’assister aux congrès eucharistiques de Vienne, Liverpool, Buenos Aires, Chicago et Budapest, d’organiser à son tour un grand congrès à Sarajevo (1932) ou encore de se rendre en pélerinage en Terre Sainte. En récompense pour son zèle apostolique, le Saint-Siège ne lui ménage d’ailleurs pas les louanges, le nommant tour à tour prélat de Sa Sainteté, assistant au Trône Pontifical et comte romain.

 

            Homme de lettres, Mgr Saric publie un grand nombre de poèmes d’inspiration religieuse ou patriotique (Pjesme, Sunce i oblaci, Salve Regina, Hagija Sofija), acquérant ainsi un renom certain dans les milieux littéraires croates. Il collabore au magazine catholique Vrhbosna mais aussi à Balkan, et écrit dans le quotidien Narod dont l’objectif est de promouvoir «l’amour et la fraternité entre catholiques et musulmans croates» (ce journal sera interdit le 30 juin 1932 par le gouvernement yougoslave). Membre (viriliste) durant plusieurs années du Parlement de Bosnie-Herzégovine et donc protagoniste de la vie politique, notoirement proche des milieux nationalistes, il n’y a rien de très étonnant ni a fortiori de foncièrement choquant à ce qu’il écrive, pour la Noël 1941, une Ode au Poglavnik. Ce dernier ne vient-il pas, huit mois plus tôt, d’être plébiscité par une majorité de Croates ? N’est-il pas aussi un catholique pratiquant dont le programme officiel ne contredit en rien les enseignements de l’Église ? Souvenons-nous qu’à la même époque, le célèbre poète catholique Paul Claudel – que personne ne tient pour un monstre – célébrait Philippe Pétain dans une fameuse Ode au Maréchal. Souvenons-nous également que le haut-clergé français se montrait plutôt favorable à l’État Français : le cardinal Gerlier (archevêque de Lyon) proclamait «Pétain, c’est la France ; et la France, aujourd’hui, c’est Pétain» (18 novembre 1940), Mgr Marmottin (archevêque de Reims) affirmait que «les fidèles qui n’obéissent pas au gouvernement légal de Vichy commettent un péché mortel» et Mgr Dutoit (évêque d’Arras) demandait de «suivre et appuyer de notre confiance le Maréchal Pétain» (16 janvier 1941). Cautionnée par le Nonce, Mgr Valerio Valeri, qui voyait dans le Maréchal «un homme providentiel», cette position était aussi celle de NN.SS. Feltin (archevêque de Bordeaux), Guerry (archevêque coadjuteur de Cambrai), Tissier (évêque de Châlons-sur-Marne) ou Lusaunier (directeur du séminaire des Carmes). Ces hommes, Mgr Saric compris, n’étaient ni des fous ni des imbéciles et ils n’arboraient les couleurs d’aucun parti politique (1). S’ils ont fait ces choix, c’est vraissemblablement qu’en cette période donnée et compte tenu des informations en leur possession, cela ne heurtait pas leur conscience. Et les couvrir d’opprobre a posteriori, en invoquant des éléments révélés bien plus tard, relève bel et bien de la malhonnêteté intellectuelle.

 

            Deuxième remarque : cette ode est un exercice littéraire et rien de plus. On peut la juger inopportune ou excessive mais elle n’autorise aucunement à discréditer son auteur dans sa qualité de prêtre. Juge-t-on le cardinal de Richelieu, ancien évêque de Luçon, à l’aune de ses comédies Roxane, Mirame et Europe, ou l’Abbé Prévost pour Manon Lescaut et Mgr Joseph Lavarenne pour ses pièces destinées au Théâtre de Guignol ? Et que penser alors de l’Abbé Parini, de l’Abbé Brémond, de l’Abbé de Brantôme, de l’évêque Antoine Heroët ou du cardinal de Bernis ?

 

            Troisième remarque : Mgr Saric est un homme de son temps dont les actions et les attitudes ne peuvent être équitablement jaugées qu’au regard des valeurs qui prévalaient alors. Patriote intransigeant, il est en plein accord avec le Pape Léon XIII qui a précisé que «l’amour surnaturel de l’Église et l’amour naturel de la patrie procèdent du même et éternel principe. Tous les deux ont Dieu pour auteur et pour cause première, d’où il suit qu’il ne saurait y avoir entre les devoirs qu’ils imposent de répugnance ou de contradiction» (2). Eu égard à cette réflexion pontificale, la polémique entourant le soutien de Mgr Saric à l’armée croate paraît très incongrue. Dignitaire de l’Église et partisan déclaré de l’indépendance croate, il aurait sans doute fallu qu’il félicitât ceux qui égorgeaient les chrétiens et faisaient de la disparition de la Croatie l’essentiel de leur programme ! Il y eut, en 1966, un scandale du même genre autour d’une homélie adressée par le cardinal Spellmann aux G.I. du Vietnam («Toute solution autre que la victoire est inconcevable … Nous devons gagner cette guerre de manière à préserver ce que nous savons être la civilisation»). Commentant l’affaire, l’historien Pierre Dominique rappelait alors comment l’évêque Gozelin fit fermer les portes de Paris devant les Normands, Saint-Augustin celles d’Hippone devant les Vandales et Saint-Agnan celles d’Orléans devant Attila ; comment Urbain II prêcha la Croisade pour reconquérir le tombeau du Christ, et Pie V pour détruire à Lépante la flotte barbaresque. Et il concluait par ces phrases que les détracteurs de Mgr Saric devraient méditer : «Toute l’histoire de l’Église, qui se confond avec celle de la Chrétienté, est une lutte, armée chaque fois que cela fut nécessaire, pour défendre le peuple chrétien, composé – il ne faudrait pas l’oublier – d’hommes, de femmes et d’enfants qui ont droit à la vie et à la liberté, qui ont droit d’être défendus».

 

Pendant la guerre

 

            En matière de communisme (incarné par le mouvement des Partisans), la ligne suivie par Mgr Saric est également en parfaite harmonie avec la volonté des Souverains Pontifes. Rappelons que S.S. Pie IX avait parlé de «doctrine monstrueuse», S.S. Léon XIII de «poison mortel», tandis que S.S. Pie XI, qui le qualifiait d’«intrinsèquement pervers», recommandait de «ne collaborer en rien avec lui quand on veut sauver de la destruction la civilisation chrétienne et l’ordre social». La valeur de ce dernier conseil ne pouvait qu’être renforcée par les excès barbares auxquels avait donné lieu la révolution bolchevique, les massacres ordonnés par Calles au Mexique, ou ceux dont venait d’être victime le clergé espagnol (3)… Dans ces circonstances et compte tenu qu’il ne se préoccupa jamais que des intérêts directs et exclusifs de son archidiocèse et de sa nation, on peut même avancer que Mgr Saric fut un élément fort modéré. À titre de comparaison, souvenons-nous de l’attitude beaucoup plus «engagée» de certains autres dignitaires religieux non-croates, comme le cardinal Baudrillart et Mgr Jean de Mayol de Lupé. Recteur de l’Institut Catholique de Paris et membre de l’Académie Française, Alfred Baudrillart salue l’attaque allemande contre l’URSS en ces termes : «Le temps de la colère est enfin venu. Le monde chrétien et civilisé se dresse dans un élan formidable pour défendre et sauver notre antique civilisation chrétienne en péril de bolchevisation». Le 4 décembre 1941, il accorde même son patronage à la Légion des Volontaires Français (LVF) qui part se battre sur le front russe. Quant à Mgr Jean de Mayol de Lupé, prélat de Sa Sainteté, il s’engage carrément dans la Légion des Volontaires puis dans la Waffen-SS (Division «Charlemagne»)-(4) où il sert en qualité d’aumônier et avec le grade de Hauptsturmführer (5).

 

            Dernier grief formulé à l’encontre de Mgr Saric, celui d’avoir ordonné ou cautionné des «conversions forcées». Précisons qu’il s’agit là de l’un des slogans les plus défraichis de la propagande anti-croate (entre 1891 et 1903, Mgr Stadler fut lui-aussi dénigré pour son prétendu prosélytisme). Ces persécutions, quand il y en eut ailleurs que dans l’imagination de quelques illuminés, furent en nombre extrêmement limité et bien entendu toujours condamnées par l’État et la hiérarchie catholique. Dès le mois de mai 1941, Mgr Stepinac insiste pour que les conversions soient librement consenties et il attire à plusieurs reprises l’attention du chef de l’État sur ce point crucial ; en décembre 1941, la conférence épiscopale condamne les quelques abus qui ont été portés à sa connaissance, et c’est Mgr Saric lui-même qui se charge de transmettre la protestation des évêques au Poglavnik. À terme, les méthodes de coercition seront publiquement proscrites par le Dr Ante Pavelic et le ministre Mirko Puk (6). Ajoutons que l’État Croate comptait plusieurs ministres et généraux orthodoxes, et qu’une Église Orthodoxe Croate (dont un éparque, Mgr Spiridon Mifka, résidait à Sarajevo) regroupait les fidèles de cette confession sous l’autorité d’un métropolite, Mgr Germogen (Grigorij Ivanovic Maksimov).

 

Dans l’émigration

 

            Reste à évoquer l’après-guerre de Mgr Saric puisque certains de ses contempteurs continuent à nous affirmer – sans doute pour mieux nous convaincre de sa malignité – qu’il vécut quasiment dans la clandestinité, ce qui est, bien sûr, totalement faux. En 1945 donc, alors que des centaines de prêtres sont égorgés, fusillés ou emprisonnés, que les églises sont profanées, les couvents incendiés et les cimetières arasés, Mgr Saric quitte Sarajevo et gagne l’Autriche, puis la Suisse et enfin l’Espagne. Cet exil lui épargne à tout le moins le sort d’un Mgr Tiso, d’un Mgr Borisevicius ou d’un Mgr Carevic, assassinés par les communistes, celui de NN.SS. Stepinac, Reinys, Wyszynski, Mindszenty, Beran et Slipyj, embastillés ou déportés. À Madrid où il est l’hôte de Mgr Eijo y Garay, il ne se cache pas mais loge à la résidence épiscopale. Il n’a renoncé à rien : en décembre 1953, il est le premier signataire d’un memorandum que les prêtres exilés croates adressent au président des États-Unis, et à l’automne 1955, il intervient auprès des autorités argentines pour prendre la défense de ses compatriotes. Il poursuit également son œuvre littéraire, publie six ou sept ouvrages (dont une traduction de la Bible en croate), dirige la rédaction d’une monumentale anthologie de la Bosnie et achève la traduction du Ben-Hur de Wallace.

 

            Âgé de 83 ans, il fête, le 22 mai 1954, son jubilé de diamant, à l’occasion duquel Sa Sainteté Pie XII lui adresse un message personnel. Très affaibli par des problèmes de santé, il sera bientôt accueilli (1957) par une maison de retraite madrilène où il restera alité durant trois ans, avant qu’une embolie pulmonaire ne l’emporte, le 17 juillet 1960.

 

La légende noire dut-elle en souffrir, ses obsèques n’auront rien de clandestin puisque la messe sera célébrée par le Nonce Apostolique Mgr Antoniutti, en présence de Mgr Muñoyerro, vicaire général des armées, Mgr Lahiguerra, évêque coadjuteur de Madrid-Alcalá, Mgr Juan Ricote, évêque auxiliaire de Madrid et Mgr Zacarías de Vizcarra, évêque auxiliaire de Tolède. Inhumé au cimetière de Nuestra Señora de Almudeña où sa tombe sera durant 37 ans l’un des pélerinages les plus fréquentés de l’émigration croate, le métropolite de Vrhbosna a aujourd’hui retrouvé sa terre natale. Ramenée au pays, sa dépouille mortelle a été accueillie en l’Église Saint-Joseph de Marijin Dvor où un office solennel a été célébré, le 26 avril 1997, par Mgr Vinko Puljic qu’assistaient NN.SS. Pero Sudar, Franjo Komarica et Ratko Peric, ainsi que le Frère Petar Andjelovic.

 

            Confronté aux soubresauts de la Ière Guerre mondiale, aux difficultés et conflits de la première Yougoslavie, aux clivages sanglants de la IIe Guerre mondiale et enfin aux duretés imméritées de l’exil, Mgr Ivan Évangéliste Saric a su traverser ces épreuves avec constance et discrétion, et sans jamais transiger avec les hautes exigences de sa mission sacerdotale. Bon pasteur mais aussi pédagogue attentif, littérateur inspiré et fidèle défenseur de l’identité nationale, il demeure un personnage qui fait honneur à l’Église comme à la communauté croate de Bosnie-Herzégovine.

 

                                                            Christophe Dolbeau

 

                                               

 

(1) Affirmer, comme le font certains, que Mgr Saric, archevêque de son état, aurait pu appartenir «secrètement» à l’Oustacha relève tout simplement de l’enfantillage.

 

(2) Sapientiae Christianae - 1890.

 

(3) 13 évêques et 6832 ecclésiastiques assassinés, dont 5147 entre juillet et décembre 1936…

 

(4) Ordonné prêtre en 1900, Jean de Mayol de Lupé (1873-1952) était chapelain de l’Ordre de Saint-Georges Constantinien. Aumônier militaire en 1914-1918, il fut blessé sur le front de la Somme. Aumônier militaire en Bessarabie, en Bulgarie, en Syrie et au Maroc, il fut fait chevalier de la Légion d’Honneur. Chanoine puis prélat romain, il était aumônier de la Maison de Bourbon ; c’était aussi un ami de S.S. Pie XII. Aumônier de la LVF en 1941, il fut décoré de la Croix de Fer en 1943, avant de passer à la Waffen SS (ce passage se fit avec l’accord des cardinaux Suhard et Sibilia et afin de ne pas priver les jeunes recrues de toute aide spirituelle). Condamné le 14 mai 1947 à 15 ans de prison et à l’indignité nationale, il fut interné au camp de La Châtaigneraie où il fêta son jubilé sacerdotal. Libéré par anticipation en mai 1951, il est décédé en juin 1952 à Versailles.

 

(5) Si Mgr Mayol de Lupé sert exclusivement comme aumônier, tel n’est pas le cas, en revanche, de Georges Thierry d’Argenlieu (1889-1964), membre de l’Ordre des Carmes et ordonné prêtre en 1925, qui sert dans les troupes du général de Gaulle en qualité de chef d’état-major (1940) et participe aux combats à Dakar puis en Afrique Équatoriale. Promu contre-amiral en 1941 et vice-amiral en décembre 1944, Thierry d’Argenlieu (ou en religion Louis de la Trinité) sera haut-commissaire et commandant-en-chef en Indochine (1945) ; il sera également chancelier de l’Ordre de la Libération.

 

(6) Par une circulaire du 30 août 1941, Ante Pavelic recommandait d’appliquer la peine de mort aux auteurs de violences à caractère religieux.

    

 

Ivan Šarić, svećenik, pjesnik i domoljub

 

                                                               Veritas liberabit nos…

 

            Pred nešto više od dvadeset godina, na studenoga 1986., revija Les Écrits de Paris mi je ljubazno ustupila prostor za obranu uspomene na preuzvišenoga Ivana Evanđelistu Šarića, bivšega sarajevskog nadbiskupa.  Zašto, pitate se, braniti uspomenu na tog prelata o kojem se vrlo malo zna u Francuskoj? Upravo stoga što je ona opet oblaćena – na 3. i 4. kolovoza 1986. – preko jugoslavenskoga dopisnika u velikim pariškim dnevnim novinama Le Monde. Novinar Paul Yankovitch, bivši šef kabineta Vladislava Ribnikara, urednika Politike, suosnivača Jugopressa i bivšega suradnika ministra Rankovića, pisao je, po titoističkom običaju, čitav niz očitih neistina i praznih fraza. S ciljem da preko svake mjere oblati nadbiskupa kako bi bolje diskvalificirao Katoličku Crkvu, njezino svećenstvo i vjernike, a potom, čitavu Hrvatsku, Yankovitch je optužio zbrda-zdola upravo Ivana Šarića jer je podupirao navodnog ratnog zločinca Antu Pavelića, čak mu posvetio odu, bodrio Ustaše, te čak zapovjedio nekoliko prisilnih preobraćenja.  Optužbe «à la Vichinsky» morale su biti nesmiljene i falila im je još samo mrlja poniženja da bi bile savršene, poput one što su mađarski komunisti dodali preuzvišenome Mindszentyiju, optuživši ga za trgovinu… donjim rubljem!

 

            Prošlo je otad dvadeset godina i dosta se stvari promijenilo od tog vremena. Situacija je bez sumnje drugačija, ali još uvijek se šire iste stare gluposti i izlijeva stara mržnja. Više se ona ne oglašava (osim u pojedinim slučajevima) u Le Monde, ali se širi sada preko Interneta, a preuzvišeni Šarić joj je i dalje jedna od glavnih meta. Kako su raširene laži na njegov račun bile skandalazne prije dvadeset godina, tako su i danas, i nalažu, sada kao i tada, jasne odgovore.

 

Svećenik koji se uključuje

 

            Rodom iz Doca odakle je došao na svijet na 27. rujna 1871., Ivan Evanđelist Šarić pohađao je isusovačku Travničku gimnaziju (1882.-90.) prije nego što je otišao u sjemenište i završio bogosloviju u Sarajevu (1894.). Zaređen za svećenika na 22. srpnja 1894., počinje ostvarivati svoje svećeničko poslanje u redu sv. Vinka (1894.-96.) da bi uskoro potom postao kanonikom (1896.). Blizak suradnik preuzvišenog Stadlera i mladi doktor teologije (Zagreb, 1898.), Ivan Šarić je uskoro imenovan za pomoćnog vrhbosanskog biskupa (27. lipnja 1908.) od Njegove Svetosti Pia XI koji mu dodjeljuje i naslov in partibus biskupa cezaropolitanskog. Po odlasku sarajevskog nadbiskupa, posve očekivano ga on nasljeđuje i postaje, na 22. svibnja 1922., vrhbosanskim metropolitom. Odan svome geslu, Veritati et Caritati, Ivan Šarić posvećuje ukupno 37 godina toj golemoj nadbiskupiji koja obuhvaća površinu od  ništa manje nego 22.000 km2, 108 župa i 360.000 vjernika. Na čelu katoličke zajednice koja je na tim prostorima prisiljena na suživot s islamom i Pravoslavnom Crkvom, on je primjer taktičnosti, a ujedno i odlučnosti, uvijek strogo pazeći – neka oproste klevetnici – da ne povrijedi one koji ne dijele isti kredo. Redovito obilazeći svoju nadbiskupiju, osniva, pred rat, dvadeset novih župa, utemeljuje pokret za mladež Orao, promiče Caritas, podupire društvo Napredak, zalaže se za razvoj Katoličke akcije i potiče procvat katoličkog tiska. Utemeljitelj i urednik (1992.) tjednika Nedjelja (što će postati Križ, potom Katolički Tjednik), pokreće mala knjižna izdanja Vrhbosanske savremene knjižice, kojih je izdao 55 brojeva. Ta velika pastoralna aktivnost ne priječi ga da sudjeluje na euharistijskim kongresima u Beču, Liverpulu, Buenos Airesu, Chicagu i Budimpešti, te da, zauzvrat, i sam organizira veliki kongres u Sarajevu (1932.) ili da se uputi na hodočašće u Svetu Zemlju. U zahvalu za njegovu apostolsku žar, Sveta Stolica mu inače ne sprema slavu i hvalu imenujući ga naizmjenice prelatom Njegove Svetosti, pomoćnikom Papinskog Dvora i Rimske kurije.  

 

            Čovjek riječi, preuzvišeni Šarić objavljuje mnogobrojne pjesme s vjerskim ili patriotskim nadahnućem (Pjesme, Sunce i oblaci, Salve Regina, Hagija Sofija), stekavši time neupitan ugled u hrvatskim književnim krugovima. Surađuje u katoličkom časopisu Vrhbosna ali i Balkanu, piše u dnevnim novinama Narod čiji je cilj promicanje «ljubavi i bratstva između hrvatskih katolika i muslimana» (ovu će novinu jugoslavenska vlada zabraniti na 30. lipnja 1932.). Višegodišnji (virilni ili postavljeni) član Parlamenta Bosne i Hercegovine i dakle protagonist političkog života, očito blizak nacionalističkom miljeu, nimalo ne začuđuje niti a fortiori šokira što on piše, za Božić 1941., Odu Poglavniku. Nije li se za ovog potonjeg, osam mjeseci ranije, plebiscitarno izjasnila većina hrvatskog naroda? Nije li to bio praktični vjernik čiji službeni program nipočemu nije bio proturječan učenju Crkve? Prisjetimo se da je, u ista ta vremena, glasoviti katolički pjesnik Paul Claudel – kojega nitko ne smatra monstrumom – slavio Philippea Pétaina u slavnoj Ode au Maréchal. Prisjetimo se isto tako da se francuski visoki kler pokazao radije naklonjen Francuskoj Državi: kardinal Gerlier (nadbiskup lyonski) izjavio je: «Pétain, to je Francuska; a Francuska, danas, to je Pétain» (18. studenoga 1940.), preuzvišeni Marmottin (nadbiskup reimski)  ustvrdio je da «vjernici koji odbiju poslušnost vichyijevskoj legitimnoj vladi čine smrtni grijeh», te preuzvišeni Dutoit (biskup arraski) tražio je da «slijedimo i ukažemo povjerenje Maršalu Pétainu» (16. siječnja 1941.). Odobravao ga je nuncij, preuzvišeni Valerio Valeri, koji je u Maréchalu vidio «čovjeka providnosti», a takvu su poziciju zauzeli i preuzvišeni Feltin (nadbiskup, Bordeaux), Guerry (pomoćni nadbiskup, Cambrai), Tissier (biskup, Châlons-sur-Marne) ili Lusaunier (direktor Karmelićanskog sjemeništa). Ti ljudi, uključujući preuzvišenoga Šarića, nisu bili niti nerazumni ni glupi, i nisu isticali boje nijedne političke stranke (1). Njihov izbor najvjerojatnije kaže da u datome razdoblju, obzirom na informacije koje su im bile na raspolaganju, to nije štetilo njihovoj savjesti. A njihovo a posteriori blaćenje, s pozivanjem na detalje koji su otkriveni puno kasnije, pokazuje intelektuano nepoštenje.

 

            Druga napomena: ta je oda književni uradak i ništa više. Može ga se osuditi kao neprimjerena ili pretjerana, ali to ne daje nikome pravo da diskreditira njegova autora u svojstvu svećenika. Sudi li se kardinalu Richelieu, bivšem biskupu u Luçonu, po jednoj od njegovih komedija Roxane, Mirame i Europe, ili velečasnom Prévostu po Manon Lescaut i preuzvišenom Josephu Lavarenneu po njegovim djelima napisanim za Théâtre de Guignol? I što misliti o župniku Pariniju, župniku Brémondu, župniku Brantômeu, biskupu Antoineu Heroëtu ili kadinalu Bernisu?

 

            Treća napomena: preuzvišeni Šarić čovjek je svoga vremena i njegova djela i ponašanje mogu se ispravno vrjednovati  samo naspram vrijednosti koje su tada prevladavale. Tvrdokorni domoljub, u punoj je suglasnosti s papom Leom XIII koji je precizno naveo da «nadnaravna ljubav Crkve i prirodna ljubav prema domovini proizlaze iz istoga i vječnog izvora. Obadvjema je Bog stvoritelj i prvi razlog, iz čega slijedi da između zadaća koje one nalažu ne može biti oprečnosti niti proturječnosti» (2).  Imajući u vidu to papinsko razmišljanje, polemika oko potpore preuzvišenoga Šarića hrvatskoj vojsci djeluje vrlo neumjesno. Crkveni dostojanstvenik i javni pristaša hrvatske neovisnosti, bez sumnje je trebao čestitati onima koji su klali kršćane, a nestanak Hrvatske postavili u temelj svoga programa! Sličan skandal se dogodio 1966. oko propovijedi koju je kardinal Spellmann održao za pješaštvo (G.I.) u Vietnamu («Bilo kakvo rješenje osim pobjede je nezamislivo … Moramo pobijediti taj rat na način da spasimo ono što nam je poznato kao civilizacija»).  Komentirajući taj slučaj, povjesničar Pierre Dominique pritom podsjeća kako je biskup Gozelin zatvorio vrata Pariza pred Normandijcima, Sveti Augustin vrata Hipona pred Vandalima i Sveti Agnan vrata Orleansa pred Attilom; kako je Urban II držao propovijed za Križare da ponovno osvoje Kristov grob, a Pio V da uništi barbarsku flotu u Lepantskom zaljevu. Zaključio je sljedećim riječima o kojima bi protivnici preuzvišenog Šarića trebali razmišljati: «Sva povijest Crkve, koja se stapa s povijesti kršćanstva, je borba, oružana kada je to potrebno, da bi se obranio kršćanski narod, koji čine – što se ne bi smjelo zaboraviti – ljudi, žene i djeca koji imaju pravo na život i na slobodu, koji imaju pravo na obranu».

 

Za vrijeme rata

 

            Po pitanju komunizma (koji je utjelovljen u partizanskom pokretu), linija koju je slijedio preuzvišeni Šarić također je u savršenu skladu sa voljom suverenih papinskih vladara. Podsjetimo da je Njegova Svetost Pio IX govorio o «monstruoznoj doktrini», Njegova Svetost Leo XIII o «smrtonosnu otrovu», dok je Njegova Svetost Pio XI, nazvavši ga «duboko perverznim», preporučio da se «niučemu s njim ne surađuje ako se želi spasiti od uništenja kršćanska civilizacija i socijalni poredak». Vrijednost potonjeg savjeta može se samo učvrstiti usljed barbarskog nasilja koje je donijela boljševička revolucija, pokolja koje je zapovjedio Calles u Mexicu, ili pogubljenja španjolskog klera (3)… U takvim okolnostima, s tim da se nije nikada bavio ničim drugim izuzev isključivo izravnim interesima svoje nadbiskupije, može se čak istaknuti da je preuzvišeni Šarić bio vrlo umjeren. Radi usporedbe, sjetimo se puno aktivnijeg «angažiranja» nekih drugih vjerskih dostojanstvenika koji nisu Hrvati, poput kardinala Baudrillarta i preuzvišenog Jean de Mayol de Lupéa. Rektor pri Pariškom Katoličkom Institutu (Institut Catholique de Paris) i član Francuske akademije (Académie Française), Alfred Baudrillart pozdravlja njemački napad na SSSR sljedećim riječima: «Vrijeme gnjeva je napokon došlo. Kršćanski i civilizirani svijet sprema se u silnom poletu na obranu i spasenje naše stare kršćanske civilizacije od opasnosti od boljševizacije». Na 4. prosinca 1941., stavlja pod svoju zaštitu Legiju francuskih dragovoljaca (Légion des Volontaires Français - LVF) koja odlazi u borbu na ruski front.  Preuzvišeni Jean de Mayol de Lupé, prelat Njegove Svetosti, odlučno se uključuje u Legiju dragovoljaca, a potom u  Waffen-SS (Diviziju «Charlemagne»)-(4) gdje služi kao vojni svećenik s činom Hauptsturmführer (5).

 

            Posljednji je prigovor protiv preuzvišenog Šarića, taj da je zapovijedao ili odobravao «prisilna preobraćenja». Pojasnimo da se tu radi o jednoj od najotrcanijih fraza protuhrvatske propagande (između 1891. i 1903., preuzvišeni je Stadler također klevećan zbog navodnog prozelitizma). Takvi progoni, kad ih je i bilo negdje drugdje izuzev u mašti nekih iluminata, bili su posvema rijetki i, naravno, državna i katolička hijerarkija uvijek bi ih osudila. Već u mjesecu svibnju 1941., preuzvišeni Stepinac zahtijeva da se sva obraćenja vrše uz vlastitu suglasnost obraćenika, te u više navrata skreće pažnju šefa Države na to važno pitanje; prosinca 1941., biskupska konferencija osuđuje nekoliko zlouporaba koje su joj došle na znanje, a preuzvišeni se Šarić osobno pobrinuo da Poglavniku prenese prosvjed biskupa.  Na kraju, Dr. Ante Pavelić i ministar Mirko Puk javno zabranjuju metode prisile (6). Dodajmo da je Država Hrvatska imala više pravoslavnih predstavnika i poglavara i da je Hrvatska pravoslavna crkva (čiji je jedan episkop, preuzvišeni Spiridon Mifka, boravio u Sarajevu) okupljala vjernike pravoslavne ispovijesti na čelu s metropolitom, preuzvišenim Germogenom (Grigorij Ivanovic Maksimov).

 

U iseljeništvu

 

            Ostaje spomenuti preuzvišenoga Šarića u poslijeratnome vremenu, obzirom da neki njegovi klevetnici nastavljaju tvrditi – sigurno da bi nas bolje uvjerili u njegovu zloćudnost – da se on takoreći skrivao, što dakako uopće nije istina. Godine 1945., kada je na stotine svećenika poklano, strijeljano ili zatvoreno, kad su crkve oskrvnute, samostani zapaljeni i groblja sravljena, preuzvišeni Šarić napušta Sarajevo, stiže u Austriju, potom u Švicarsku i napokon u Španjolsku. U izbjeglištvu barem ne će završiti kao preuzvišeni Tiso, te preuzvišeni Stepinac, Reinys, Wyszynski, Mindszenty, Beran i Slipyj, koji su zatvoreni ili deportirani. U Madridu je gost preuzvišenoga Eijo y Garaya, gdje se ne krije nego stanuje u biskupskoj rezidenciji. Ničega se ne odriče: na prosinca 1953., prvi je potpisnik memoranduma koji su prognani hrvatski svećenici uputili predsjedniku Sjedinjenih Država, a na jesen 1955., zauzima se kod argetinskih vlasti u obranu svojih sunarodnjaka. Jednako tako, nastavlja se baviti književnosti, objavljuje šest ili sedam djela (među kojima i prijevod Biblije na hrvatski), predvodi uređivanje monumentalne antologije Bosne i završava prijevod Ben-Hura od Wallacea.

 

            U 83. godini, na 22. svibnja 1954., slavi diamantni jubilej, povodom kojega mu Njegova Svetost Pio XII upućuje osobnu poruku. Dosta je oslabio zbog zdravstvenih tegoba, te će ga uskoro primiti (1957.) jedan madridski starački dom, gdje će tri godine ostati prikovan za krevet, dok ga ne otme plućna embolija, na 17. srpnja 1960.  Protivno crnoj legendi, nije bilo nikakve tajnosti oko njegova pokopa, s tim da je misu slavio Apostolski Nuncij preuzvišeni Antoniutti, u prisutnosti preuzvišenog Muñoyerroa, generalnog vojnog vikara, preuzvišenog Lahiguerra, pomoćnog biskupa Madrida-Alcaláe, preuzvišeni Juan Ricote, pomoćni biskup Madrida, te preuzvišeni Zacarías de Vizcarra, pomoćni biskup Toledoa. Pokopan na groblju Nuestra Señora de Almudeña, njegov grob će tijekom 37 godina predstavljati jedno od najposjećenijih hodočašća hrvatskog iseljeništva, da bi danas metropolit Vrhbosne opet našao svoju rodnu zemlju. Pri prijenosu u domovinu, njegove posmrtne ostatke preuzela je Crkva Svetog Josipa na Marijinu Dvoru gdje je svečanu misu predvodio, na 26. travnja 1997., preuzvišeni Vinko Puljić, u pratnji preuzvišenih Pere Sudara, Franje Komarice i Ratka Perića, te fr. Petra Anđelovića.

 

            Suočen s previranjima usljed I. svjetskog rata, s teškoćama i sukobima prve Jugoslavije, s krvavim  podjelama iz II. Svjetskog rata, i konačno, s nezasluženim surovim prognanstvom, preuzvišeni Ivan Evanđelist Šarić znao je pretrpjeti sva ta iskušenja s ustrajnošću i obazrivosti, bez da ikada povrijedi uzvišene zahtjeve svoga svetog poslanja. Dobar pastir, ali i pažljiv učitelj, književno nadahnut i vjeran zaštitnik nacionalnoga identiteta, njegov lik ostaje na čast kako Crkvi tako i hrvatskoj zajednici Bosne i Hercegovine.

 

                                                                                                                                                                    Christophe Dolbeau

 

                                               

 

(1) Tvrditi, kao što to neki čine, da je preuzvišeni Šarić, nadbiskup u svojoj državi, «tajno»  pripadao Ustašama jednostavno se pokazuje kao djetinjarija.

 

(2) Sapientiae Christianae - 1890.

 

(3) 13 biskupa i 6832 svećenika je ubijeno, od kojih 5147 između srpnja i prosinca 1936…

 

(4) Zaređen za svećenika 1900., Jean de Mayol de Lupé (1873.-1952.) bio je kapelan reda Sv. Grgura (Ordre de Saint-Georges Constantinien). Vojni je svećenik u razdoblju od 1914.-1918., i biva ranjen na bojišnici la Somme. Vojni je svećenik u Bessarabie, u Bulgarskoj, u Siriji i u Marocu, i postaje vitez Počasne Legije. Kanonik a potom rimski prelat, biva duhovnik obitelji Bourbon; također je prijatelj Njegove Svetosti Pia XII. Svećenik je u Legiji Francuskih dragovoljaca (LVF) 1941., i biva odlikovan Željeznim križem 1943., nakon čega prelazi u Waffen SS (tu je preraspoređen uz suglasnost kardinala Suharda i Sibilia da mladi ročnici ne bi ostali bez ikakve duhovne pomoći). Osuđen je na 14. svibnja 1947. na 15 godina zatvora za povrjedu nacionalnog dostojanstva, zatvoren u logor  u La Châtaigneraie gdje slavi svoj svećenićki jubilej. Ranije je oslobođen, na svibnja 1951., i preminuo je lipnja 1952. u  Versaillesu.

 

(5) Ako preuzvišeni Mayol de Lupé služi isključivo kao duhovnik, za razliku od njega, Georges Thierry d’Argenlieu (1889.-1964.), član Karmelićanskog reda (Ordre des Carmes) i zaređen za svećenika  1925., služi u vojsci generala de Gaullea kao načelnik stožera (1940.),  sudjeluje u borbama u Dakaru, potom u Ekvatorskoj Africi. Promoviran u kontra-admirala 1941., te vice-admirala u prosincu 1944., Thierry d’Argenlieu (a crkveno Louis de la Trinité) postat će visoki povjerenik i glavni zapovjednik u Indokini (1945.); postat će i kancelar reda Ordre de la Libération.

 

(6) Preko priopćenja od 30. kolovoza 1941., Ante Pavelić je preporučio izvršenje smrtne kazne nad vršiteljima nasilja vjerske naravi.

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