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Le panserbisme cancer yougoslave - Le drame des
peuples non-serbes, victimes de la politique
impérialiste serbe par Cristophe Dolbeau (1991,
1992)
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Libre Journal de la France Courtoise
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Racisme et pour le respect de l'Identité Française et chrétienne
L'histoire
croate: Mgr Ivan Saric
Association France Croatie
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Table des articles
Hrvatski List N°167 du 6 décembre 2007: Ante
Gotovina et la bave des crapauds, par
Christophe Dolbeau
Crimes
de guerre...
Christophe
Dolbeau
08/10/2007
RIVAROL,
23/12/2005
Gotovina : vraie capture ou reddition camouflée ?
Christophe DOLBEAU
(HRVATSKI)
RIVAROL,
25/02/2005
Croatie : haro sur Gotovina
Christophe DOLBEAU
(HRVATSKI)
RIVAROL,
17/10/2003
Croatie : des héros encombrants
Christophe DOLBEAU
(HRVATSKI)
PRESENT
du 10 mai 2006
A la
rencontre de
Dominique Erulin,
homme d'honneur
Le
Libre
Journal
n°369 du 2 février 2006:
Un
homme comme on n'en fait plus
Louise L. Lambrichs :
NOUS NE VERRONS JAMAIS VUKOVAR
aux Editions Philippe Rey
AFC:
L'affaire
Gotovina (Voire
ce texte aussi en Croate: AFP:
Slučaj
Gotovina,
trans.I.A.)
Le messager Croate:
Spécial
Vukovar: Le supplice d'une ville
(revue)
LE MONDE, 9 MAI 1995 -
Florence
Hartmann:
Des observateurs internationaux démentent les accusations
de l'ONU contre l'armée croate
LE MONDE, 10/08/1995:
CROATIE:
LE DROIT, LE DEVOIR, LA NECESSITE, par Paul
Garde, professeur émerite à l'université de Provence
(Article présenté par
L'association France-Croatie)
COMMUNIQUÉ DE L'ASSOCIATION
FRANCE-CROATIE,
LE 10
MARS 2004
L’action « Tempête » de
nouveau incriminé par le Tribunal pénal international
LES GENERAUX MARKAC ET CERMAK MIS EN CAUSE PAR LA
HAYE
CYBERPRESS.CA, LE 09 MARS
2004:
Premier
procès majeur pour crimes de guerre
(VUKOVAR)
L'ASSOCIATION FRANCE-CROATIE,
Dossier : La Croatie et le TPIY
ITP-FRANCE,
JANVIER 2003
Propagande politique et projet d’«Etat pour
tous les Serbes»: conséquences de l’instrumentalisation des médias
à des fins ultranationalistes (pdf)
Rapport rédigé à la demande du Bureau du Procureur
du Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie par
Renaud de La Brosse, Maître de
conférences à l’Université de Reims Champagne-Ardenne (France)
LES-IDENTITAIRES.COM, LE 30 JANVIER 2004:
LA RENCONTRE DU MOIS : Tomislav SUNIC répond
aux Identitaires
E MONDE 02.07.02
A Belgrade, des
intellectuels serbes entretiennent la popularité du chef de guerre
FRANCE-DIPLOMATIE,
14.02.2003
ENTRETIEN
DU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES M. DOMINIQUE DE VILLEPIN
AVEC "CBC - RADIO
CANADA"
LA PRESSE (CANADA), LE
6 NOVEMBRE 2002
CROATIE
-Les statues de Zagreb
Propagande politique et projet d’«Etat pour tous les
Serbes»: conséquences de l’instrumentalisation des médias à des
fins ultranationalistes (pdf) Rapport rédigé à la demande
du Bureau du Procureur du Tribunal Pénal International pour
l’ex-Yougoslavie par
Renaud de La Brosse, Maître de conférences à
l’Université de Reims Champagne-Ardenne (France), Janvier 2003
Dossier
: La Croatie et le TPIY,
Association France-Croatie
Vukovar - ne jamais
oublier,
Association France-Croatie
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EUROPE
Les petites menaces du Président
croate
Emmanuel Lemieux
17 juillet 2008
Alors
que la Croatie toque à la porte de l’Union européenne et
que son président, Stjepan Mesic, se pavanait ce
week-end au sommet de l’Union pour la Méditerranée, un
avocat français est menacé par le pouvoir croate de
psychiatrisation s’il va enquêter sur des trafics
d’armes à Zagreb. Mauvais point…
Le 3
juin dernier, Mmes Crussard et Boudot, huissiers de
justice à Paris, ont cliqué sur le site officiel de la
présidence croate, et
consulté la page suivante.
Ils
n’ont pu que constater le maintien de la publication
depuis un an et demi, de propos assez virulents à
l’encontre d’un jeune avocat d’Angers, Ivan Jurasinovic.
Silence
radio en Croatie© Karine Bernadou
Explications du texte traduit par une interprète
judiciaire en langue croate. Alors que le président
Mesic inaugurait dans la riante cité de Nasice un
service de dialyse performant, le 10 novembre 2006, les
journalistes présents se sont mis à lui poser des
questions sur bien d’autres sujets. Cette bricole
folklorique par exemple : les tentatives d’homicide sur
Marin Tomulic à Paris. Ce quinquagénaire à la double
nationalité franco-croate, aussi affable qu’angoissé
depuis quelques années, est réfugié depuis 2000 dans la
capitale française, où il a repris la PME de BTP de son
père. Il est surtout l’ancien n°2 des services secrets,
chargé de superviser les ventes d’armes pour le
gouvernement Franco Tudjman durant la guerre dite
patriotique. Il est également très au fait des étroites
relations entre la France (l’Élysée, le Quai d’Orsay et
la DST) et la Croatie, de 1992 à 1999. Sans compter les
intimidations, les coups de fil bizarres et les
filatures menaçantes, Il prétend qu’on a tenté de
l’assassiner au moins par deux fois à Paris.
Plaintes contre la mafia croate au parquet de Nanterre
Il est
donc demandé au Président Mesic ce fameux 10 novembre,
de commenter les écrits des médias sur la plainte pénale
déposée auprès du juge de Nanterre contre Marko Nikolic.
Cet ancien mercenaire mafieux en fuite et jugé par
contumace pour un autre homicide, est soupçonné de
tentative de meurtre de Marin Tomulic. Dans cette
plainte qui a été déposée au nom de Tomulic par l’avocat
angevin Ivan Jurasinovic, d’autres noms sont pointés.
Ainsi le Président Stipe Mesic est cité comme « le
patron politique particulier du commanditaire du meurtre,
Hrvoje Petrac. » Le président nie une telle complicité
amicale, et affirme qu’il n’a rencontré cet individu que
« par hasard » et par deux fois. Mafieux de la région de
Zagorje, l’homme d’affaires Hrovje Petrac a été
également l’un des grands financiers des campagnes
électorales de Mesic.
Se détache alors de ses propos présidentiels, une menace
en forme de vanne : « Pourquoi cet avocat qui a déposé
la plainte, dit que je suis son patron politique ? Il
doit sûrement le savoir, mais je lui conseillerais quand
il viendra à Zagreb, de se rendre à Vrapce, car une aide
efficace peut là-bas y être administrée aux gens comme
lui. Ce sera une occasion formidable, cela ne lui
coûtera pas cher, et nos médecins sont connus pour leur
efficacité. »
Sous
des allures juvéniles, l’avocat de l’ex-agent secret est
lui-même le fils d’un émigré politique croate, et croit
assez bien comprendre l’humour particulier de Zagreb.
Vrapce est le nom du plus grand hôpital psychiatrique de
Croatie, celui également où l’on traitait les dissidents
politiques et le plus souvent de manière définitive. Il
a lui-même porté plainte en octobre 2007, contre le
président croate, pour ces menaces.
Paris
en pleine ligne de mire
Qu’est-ce qui a pu énerver le très sourcilleux, dans
tous les sens du terme, Mesic ? Lorsqu’il profère ses
menaces sur l’avocat français, le dit-Petrac est jugé au
même moment à Zagreb dans une affaire de kidnapping d’un
enfant, celui du fils du général Zagorec, impliquant le
gratin de la mafia croate. Dans ce milieu, grenouille
également Zarko Pavlina. Ce gentil garçon, arrêté en
Macédoine pour trafic de drogue, et relâché illico
presto à la demande du président croate, est le propre
beauf de Mesic. Les liaisons dangereuses sentent le
roussi.
Comme
amabilité de retour, les proches de Masic font savoir
que Marin Tomulic, lui, a été condamné en septembre 2002
à un an de prison pour délinquance économique. «
Monsieur Marin Tomulic intervenait systématiquement dans
tous les dossiers sensibles ou non, en lien avec la
France et les intérêts français » explique son avocat.
C’est dans ce contexte que l’ancien responsable des
services secrets accuse depuis des années avec constance,
Hrovje Petrac de trafics d’armes et de rackets,
s’enrichissant comme intermédiaire douteux sur
l’approvisionnement en armes, notamment comme
représentant officiel en Croatie de Giat Industries. Ces
mêmes armes se sont retrouvées en nombre après la guerre
(...)
Il a
même eu une drôle de lubie démocratique, ce Tomulic :
faire comparaître les vrais criminels de guerre croates,
dont un certain nombre sont réfugiés en France. De quoi
transformer l’asile politique en champ de tir… En tous
les cas, Marin Tomulic a porté plainte pour avoir
échappé à un attentat au fusil à laser alors qu’il
circulait en voiture avec son fils, ainsi qu’à
l’explosion pas du tout accidentelle d’une voiture tout
près de l’un de ses chantiers en plein Paris, en
septembre 2007. Autant dire que sa mémoire est une boîte
de Pandore pleine à ras bord de secrets d’États et de ce
genre de décisions que l’on prend en « realpolitik ».
Jurasinovic envisage, lui, de se rendre à Zagreb d’ici à
la fin de l’année, et vient de recevoir le soutien
massif de la Conférence des bâtonniers. Le président
Mesic qui plastronnait à la réunion de
l’Euroméditerranée et à la tribune présidentielle
française le 14 juillet, n’a pas encore trouvé le temps
de rédiger un nouveau post sur ce sujet encombrant.
HRVATSKI LIST N°195
La grande arnaque
continue
Christophe Dolbeau
Le 19 juin 2008
(HRVATSKI)
S’il
est une catégorie de citoyens croates dont on ne peut
qu’admirer la patience, ce sont bien les militaires car
depuis une dizaine d’années, aucune avanie ne leur a été
épargnée. Insultés par les uns, diffamés par les autres,
limogés lorsqu’ils font mine de regimber et finalement
jetés dans un cul de basse fosse, les anciens soldats
auront payé un lourd tribut à la soi-disant
« européisation » du pays. Dernière cible en date de ce
processus épuratoire (du temps de Tito, on aurait dit
« purge »), le général Mirko Norac auquel un tribunal de
Zagreb vient d’infliger une peine de 7 ans de prison
pour de pseudo crimes de guerre commis dans la poche de
Medak. Symbole du parfait assujettissement de la justice
croate aux normes du mondialisme, l’officier s’était
déjà vu frapper d’une peine de 12 années de réclusion en
2003. Héros de la Guerre Patriotique, le voici donc
condamné à passer 19 ans derrière les barreaux et ceci
par les juges de son propre pays !
Cette lamentable affaire,
comme toutes celles qui l’ont précédée, illustre une
fois de plus la gigantesque arnaque dont ont été et sont
encore victimes les patriotes croates. L’escroquerie
commence en fait dès le début du conflit, dans les
années 1990. De toute évidence, les grands gourous de
l’Union Européenne et de l’OTAN n’avaient pas du tout
envie de voir la Yougoslavie se disloquer. Leurs plans
prévoyaient en effet de conserver cet État tel qu’il
était, d’en faire évoluer le régime vers un peu plus de
démocratie et de l’intégrer gentiment au dispositif
européen. Le panserbisme agressif de Milošević et de ses
acolytes est, hélas, venu flanquer ce beau projet par
terre. Confrontés à un déluge de crimes serbes et aux
réactions d’auto-défense de la Slovénie et de la
Croatie, les « grands » ont bien été obligés de prendre
acte du décès de la Yougoslavie. Mais ce ne fut pas sans
réticences ni arrière-pensées comme en témoignèrent,
mois après mois, les pitoyables atermoiements et les
incessantes palinodies de tous les yougo-nostalgiques –
les Vance, Owen, Eagleburger, Carrington, Mitterrand,
Mulroney et consorts – qui s’étaient offerts de régler
la crise. Pour tous ces décideurs, la Serbie était
certes coupable par ses chimères et ses excès sanglants
de briser la Yougoslavie et de bouleverser la donne
balkanique mais la Croatie l’était tout autant de
résister avec autant d’opiniatreté. Au fond, vouloir à
tout prix asservir son voisin n’est pas très
« européen » mais défendre bec et ongles son pré carré
et se rebiffer avec acharnement ne l’est pas non plus.
Aux yeux des apôtres de l’Union, le nationalisme, qu’il
soit expansionniste ou purement défensif, est désormais
devenu le vice majeur. Dans la perspective des
Eurocrates, rien de tout cela n’aurait dû arriver
puisque dans la communauté qu’ils ont projetée, tout le
monde devra vivre en harmonie, les frontières seront
poreuses, il n’y aura plus qu’un seul drapeau, les gens
se métisseront allègrement et tout le monde parlera
anglais. C’est donc à contrecœur qu’on s’est résolu à
soutenir – mais pas trop quand même – les Croates et les
musulmans de Bosnie-Herzégovine, tout en se jurant bien
qu’ultérieurement, on veillerait avec un soin tout
particulier à « normaliser » ces peuples batailleurs.
Ce que beaucoup de Croates
n’ont pas compris ou pas voulu voir, c’est qu’on ne les
soutenait pas par sympathie ou par souci d’équité mais
parce qu’on voulait arrêter le conflit au plus vite. Ce
qu’ils n’ont pas toujours saisi non plus, c’est que pour
rejoindre le club européen, il leur faudrait d’abord se
fondre dans le moule bruxellois. Dès la fin des
hostilités, ces facteurs ont pesé de tout leur poids sur
l’évolution de la Croatie. L’heure des patriotes et des
idéalistes était passée, l’affirmation nationale devait
maintenant céder le pas à l’intégration européenne et la
parole était désormais aux mercantis. Bien décidés à
remodeler la Croatie, les Eurocrates ont dès lors
entrepris d’éliminer au plus vite ceux qui pouvaient
gêner leurs plans. Logiquement, ceux qui risquaient le
plus de ne pas apprécier la dépersonnalisation de leur
patrie, l’abandon de sa souveraineté, son acculturation
forcée et le bradage de son économie, étaient ceux qui
s’étaient le plus battus pour la défendre, à savoir les
militaires et les anciens-combattants. Pour s’en
débarrasser, on s’est donc appliqué à les discréditer
puis à les neutraliser. Premier argument, celui des
crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Au
fond, tout le monde s’en moque et chacun sait bien
(surtout les USA, la Grande-Bretagne, la France,
l’Allemagne et la Russie…) qu’il n’y a jamais eu de
« guerre propre », mais bien relayée dans les media du
monde entier, une bonne campagne de désinformation sur
ce thème peut faire des ravages. « Calomniez
audacieusement », remarquait déjà, il y a quatre
siècles, le philosophe Francis Bacon, « il en restera
toujours quelque chose ». Les soldats désignés sont
durablement salis, la cause qui fut la leur est ternie
et beaucoup de gens se mettent à douter. Rapidement, les
individus visés n’ont plus d’autre choix que de
consacrer leur temps et leur argent à se justifier et se
défendre – ils cessent donc d’être politiquement gênants
– tandis qu’aux yeux de la nation, le gouvernement se
compromet à diligenter contre eux des procédures
douteuses. Pour les grands ordonnateurs de ce jeu
pervers, les bénéfices sont multiples. Leurs adversaires
potentiellement les plus dangereux sont réduits à
l’impuissance et le gouvernement local est impliqué, ce
qui renforce sa soumission. Dans une perspective de
« réconciliation européenne », la manipulation permet en
outre d’éviter d’attribuer tous les torts à la seule
Serbie. Les supposés crimes de guerre de l’armée croate
rétablissent l’équilibre de l’horreur et mettent les
anciens belligérants sur un pied d’égalité : des deux
côtés il n’y a plus que des méchants et personne ne perd
la face puisque la Croatie ne peut plus se prévaloir
d’une quelconque supériorité morale.
En Croatie, ces manigances
se sont traduites par des opérations spectaculaires. On
ne s’est pas contenté d’éliminer une brochette de
généraux récalcitrants mais c’est par charrettes
entières qu’on a limogé les officiers supérieurs les
plus prestigieux. Pour les forces armées, l’affront fut
total. Des gens aux parcours impeccables ont été démis
de leurs fonctions comme des malpropres tandis que des
soldats d’exception – ceux-là mêmes dont le pays
s’enorgueillissait quelque temps auparavant – se sont
vus soudain accoler les épithètes les plus infamantes.
La Serbie ayant, tout au long de la guerre, employé
quelques brigands notoires, il fallait pour que le
mimétisme fût parfait que la Croatie en ait fait tout
autant. Faute d’avoir sous la main des truands
crédibles, on les a donc inventés de toutes pièces et, à
sa grande stupéfaction, le public croate n’a pas tardé à
découvrir que tel général réputé n’était qu’un ancien
gangster, que tel autre était un narco-trafiquant, qu’un
troisième avait volé des diamants, etc, etc, etc. Non
content de s’en prendre à l’honneur militaire de ces
officiers, on tenta aussi d’en faire des asociaux et des
moins que rien.
Figures emblématiques de
cette minable campagne, plusieurs officiers ont même eu
droit à des poursuites judiciaires, avec perquisition,
traque et arrestation. Le tout, bien sûr, devant
l’objectif des caméras. Ante Gotovina lui-même, le
principal artisan de la libération de la « Krajina »,
fut laché par le gouvernement et contraint de vivre dans
la clandestinité durant quatre ans. On connaît ses
rocambolesques tribulations. Pour ceux qui sont
poursuivis et jugés en Croatie, la situation n’est pas
meilleure comme en attestent les scandaleuses procédures
engagées contre le général Mirko Norac. C’est que le
pouvoir croate doit sans cesse fournir à ses tuteurs
étrangers des gages supplémentaires et prouver qu’il a
bien compris les nouvelles règles du jeu. Sa fameuse
indépendance est très virtuelle. Ce n’est plus Belgrade
qui ordonne mais Washington, Londres, Paris, Bruxelles
ou La Haye et il faut toujours obéir. Quant à la justice
croate, il y aurait beaucoup à en dire. N’a-t-on pas vu,
lors de la première instruction visant Mirko Norac, une
jeune juge dalmate partir sans fausse honte chercher de
pseudo preuves … en Serbie ? Et pour ce qui est du
magistrat chargé du second procès, ne dit-on pas qu’il
est membre de CIVITAS (une métastase du State
Department) et qu’il aime à ce point l’Amérique
qu’il aurait fait redessiner sa salle d’audience sur le
modèle de celles du tribunal de Portland ? La
magistrature, il est vrai, a quelques cadavres dans ses
placards, ce qui explique peut-être son zèle ainsi que
son tout nouveau et vétilleux souci des « droits-de-l’homme ».
Après tout, il fut un temps, pas si lointain, où les
juges devaient présenter des « garanties morales et
politiques » (article 230 de la Constitution yougoslave)
et « protéger l’ordre socialiste, démocratique et
autogestionnaire » (article 203). À cette époque, on
prenait ses consignes à l’UDBa, la procédure pénale
était fantaisiste et c’est sans grands scrupules qu’on
invoquait la « propagande hostile », les « atteintes au
bon renom de la Yougoslavie » ou encore « la mise en
danger de l’ordre social » pour expédier les patriotes à
Stara Gradiška… Comme l’aurait dit ce brave Alphonse
Karr : « plus ça change et plus c’est la même chose »…
Humiliante pour l’armée
comme pour la nation tout entière, cette grande arnaque
continue et elle a d’ores et déjà causé des torts
irréparables. Elle est lamentable et indigne de la
Croatie. Il faut le dire et le redire.
Christophe Dolbeau
RIVAROL, N°2862
Christophe Dolbeau
Masochisme
croate
Le 13 juin 2008
(hrvatski)
Le 30 mai dernier, un tribunal de Zagreb a condamné à 7
ans de détention pour « crimes de guerre » l’ancien
général Mirko Norac, 41 ans, héros de la défense de
Gospić et figure emblématique de la guerre
d’indépendance. Cette peine vient s’ajouter aux 12 ans
de prison dont le général a déjà écopé en 2003. Engagé à
23 ans dans les commandos anti-terroristes de la police,
remarqué lors des combats de Plitvice, Pakrac et Okučani,
le jeune officier s’est ensuite illustré en Lika où son
action décisive a empêché la partition par l’armée
yougoslave du territoire croate. Placé peu après à la
tête d’une brigade de la Garde Nationale et promu
colonel (le plus jeune de l’armée croate), Mirko Norac
participe avec brio à l’opération de Maslenica (1993)
durant laquelle il est grièvement blessé par une mine.
Élevé alors au grade de brigadier (1994), il prend
encore part à l’opération Tempête (libération de la
« Krajina »), devient général et se voit confier le
commandement de la zone militaire de Knin.
Si son ascension a été
fulgurante, sa chute le sera tout autant. À partir de
2000, la politique croate change, en effet, du tout au
tout : soucieux de complaire à tout prix à Bruxelles et
de grapiller ainsi un strapontin à la table européenne,
Zagreb se lance à cœur perdu dans les confiteor et les
génuflexions. Au lieu de dignement célébrer ses sauveurs
et de revendiquer haut et fort leurs faits d’armes, la
République de Croatie entreprend au contraire de s’en
désolidariser, de les salir et de renier leur épopée. À
la phase d’affirmation nationale succède désormais celle
de la dénégation et de l’auto-flagellation. L’idée est
de convaincre les « Européens » que la Croatie regrette
profondément d’avoir dû faire sécession, qu’elle a honte
d’avoir dû se battre pour défendre sa souveraineté et
qu’au fond, elle admet très bien ne pas valoir beaucoup
plus cher que ses agresseurs ! Les principales victimes
de ce spectaculaire revirement sont bien entendu les
soldats les plus prestigieux car ainsi le mea culpa
paraîtra d’autant plus convaincant. Au premier rang des
sacrifiés et tout à côté d’Ante Gotovina figure donc
Mirko Norac dont la « justice croate » se chargera en un
tour de main de faire un bandit avant de le punir de
façon exemplaire.
Il y a 7 ans, 150 000
manifestants dont de nombreux députés se rassemblaient à
Split pour acclamer le nom du général, exiger la fin des
poursuites engagées contre lui et vitupérer les
capitulards du gouvernement. On ne peut pas dire que
cela ait eu beaucoup d’effet. Parmi les leaders
politiques présents ce jour-là, on remarquait Ivo
Sanader, celui-là même qui se félicitera plus tard de
l’arrestation de Gotovina et qui occupe maintenant le
poste de Premier ministre… Quant aux politiciens,
toujours très prudents, ils affirment aujourd’hui ne pas
vouloir commenter une décision de justice… Servilité,
lâcheté, trahison, parjure : le plus coupable n’est sans
doute pas celui qui est derrière les barreaux.
Christophe Dolbeau
HRVATSKI
LIST (Broj 184)
Christophe Dolbeau
Quo vadis Croatia ?
Le 3 avril 2008
(Hrvatski)
S’excuser, se repentir, demander pardon, se parjurer
et tout brader : que de couleuvres les gouvernements
croates auront dû avaler, ces dernières années, pour que
Bruxelles leur concède enfin un modeste strapontin ! De
contritions en confiteor, d’affronts en avanies et
d’abdications en reniements, peut-être la Croatie de M.
Sanader obtiendra-t-elle en 2010 une petite place au sein
de l’Union Européenne, mais au train où l’on va, elle
risque fort de s’y présenter comme les malheureux
bourgeois de Calais devant Edouard III d’Angleterre, « nus
pieds, en chemise et la corde au cou ».
Est-ce vraiment là ce que souhaitent les
Croates ? Est-ce vraiment là ce qu’ont tant voulu ceux qui
sont morts sur les champs de bataille de l’indépendance,
dans les charniers de 1945, dans les sinistres KPD de Tito
ou sous les coups de sa police secrète ? Et ne pouvait-on
espérer une issue plus digne et plus honorable à un aussi
juste combat ?
Lorsque l’on voit, à La Haye, trois
généraux croates – dont Ante Gotovina, le libérateur de la
Krajina – entrer dans le box des accusés, escortés de
quelques garde-chiourme bataves, on se demande forcément
comment on en est arrivé là. Qui a voulu cela et quel
Croate bien né peut-il l’accepter ? Voici des soldats qui
ont défendu leur patrie agressée, qui l’ont fait avec
vaillance, discernement, efficacité, et l’on voudrait
aujourd’hui les assimiler à des bandits de grand chemin !
Comment l’État Croate, qui n’existe que grâce aux
sacrifices que ces officiers et leurs hommes ont
consentis, peut-il se prêter à une telle parodie et
cautionner une pareille humiliation ? Le réalisme ou le
pragmatisme ne justifient pas tout et il y a des choses
qui ne se négocient pas. Au-delà des combines et des
petites ambitions, les politiciens seraient bien avisés de
se souvenir qu’un pays ne se grandit jamais en déshonorant
ses propres soldats. Ils devraient également se rappeler
qu’à trop faire de concessions sur l’honneur, on ne
récolte souvent que le mépris…
Devant quels pseudo magistrats les
défenseurs de la Croatie doivent-ils donc répondre de
leurs supposés crimes ? Nous avons déjà évoqué,
ici même (1), les principaux travers
du TPIY et la composition de la cour devant laquelle
comparaissent les généraux Gotovina, Čermak et Markač
confirme tout à fait nos réserves. Le président, M. Alfons
Orie, n’est autre que l’ancien avocat du psychopathe serbe
Duško Tadić, ce qui, pour des inculpés croates, n’est pas
à proprement parler un gage d’impartialité. L’un des
assesseurs, Mme Elizabeth Gwaunza, a fait toute sa
carrière au Zimbabwe, sous la férule du « marxiste-léniniste-maoïste »
Robert Mugabe, l’un des tyrans les plus sanguinaires
d’Afrique. Le second assesseur, M. Uldis Kinis, est letton
et il est entré dans la magistrature en 1981, quand
l’abominable Boris Pugo, du KGB, faisait la pluie et le
beau temps à Riga et que ses tribunaux expédiaient
dissidents et patriotes au Goulag. Quant à l’accusateur
public, M. Alan Tieger, son principal titre de gloire
semble être d’avoir requis, en 1993, contre quatre
sergents de ville de Los Angeles qui avaient brutalisé un
ivrogne… Notons au passage que ce procureur est
aimablement « prêté » au TPIY par le Ministère de la
Justice américain (qui le rétribue), c’est à dire par
ceux-là mêmes qui offraient 5 millions de dollars pour la
capture du général Gotovina et qui exigent maintenant de
la Croatie que son armée vienne se battre à leurs côtés en
Afghanistan ! Si l’affaire n’était pas aussi grave et si
trois hommes de valeur n’y jouaient pas leur honneur et
leur liberté, on pourrait bel et bien parler de
bouffonnerie.
Outre cette mascarade judiciaire – dont il
reste à espérer que le bilan ne sera pas aussi
catastrophique qu’on peut le craindre – la Croatie n’en a,
hélas, pas fini avec les offenses et les déconvenues car
l’Union Européenne pourrait vite se révéler un miroir aux
alouettes. Il ne suffira pas, en effet, de sacrifier une
poignée de militaires et de mettre sa fierté dans sa poche
mais il faudra immanquablement donner quelques gages
supplémentaires de soumission et d’humilité. On a vu
récemment que la « zone de protection écologique et de
pêche » (ZERP) instaurée par Zagreb n’était pas du goût
des futurs partenaires européens de la Croatie et le Sabor
a dû y renoncer illico. On a également compris
qu’il était désormais incongru de témoigner la moindre
indulgence envers l’État Indépendant Croate (NDH) et qu’il
ne fallait en aucun cas rendre hommage aux patriotes qui
ont bravement défendu le pays entre 1941 et 1945. En
revanche, les mea culpa sont les bienvenus… On
devine par ailleurs que le catholicisme de la Croatie
agace pas mal d’Européens – n’oublions pas qu’à
l’instigation de la France, l’Union a rejeté avec
indignation toute mention de ses racines chrétiennes.
Viendra tôt ou tard pour Zagreb le temps de légaliser le
mariage homosexuel et l’homoparentalité. En matière
économique, les perspectives paraissent tout aussi
alarmantes. On sait que dans le secteur bancaire croate,
la part des investissements étrangers représente d’ores et
déjà 90% du total des actifs. Si des pays comme l’Italie,
la France ou l’Espagne s’évertuent à protéger leurs
entreprises-clés, la Croatie doit au contraire, pour
montrer sa bonne volonté, les sacrifier sans regimber au
profit de prédateurs étrangers. Avec l’entrée dans le
grand marché agricole commun, on ne tardera pas à lui
interdire de commercialiser tel ou tel type de jambon, de
saucisson, de fromage ou de vin car ils ne seront pas aux
« normes ». Et puis il faudra tenir compte des quotas,
procéder à des arrachages, se soumettre à la jachère
obligatoire et normaliser les appellations.
Déjà mise à mal par les oukases de Carla
del Ponte, les chantages de Bruxelles et les exigences de
l’OTAN, l’indépendance, si chèrement acquise, de la
Croatie risque fort de se réduire comme une peau de
chagrin. Contrairement à ce que persistent à croire
beaucoup de gens, l’Union Européenne n’est pas une
confédération de nations égales mais une grande
fédération dont les anciens États ne seront plus que
de simples provinces et dont les décisions importantes
seront désormais prises à la « majorité qualifiée » (dixit
le Traité de Lisbonne). Dans ce système, la Croatie et ses
4,4 millions d’habitants ne pèseront sans doute pas bien
lourd… Dernier point qui a son importance : la Croatie est
un pays biologiquement et culturellement plutôt homogène,
ce qui n’est pas très européen. Le métissage est la règle
et nul doute que ses influents gourous exigeront donc de
la Croatie qu’elle se mette vite au diapason en important
son contingent d’immigrés de couleur (2). Dans quelques
lustres, le kolo pourrait bien se danser au son du
tam-tam…
Quel que soit l’angle sous lequel on la
considère et malgré les beaux discours des illusionnistes
et des bateleurs de tout poil, la future intégration
européenne de la Croatie s’annonce moins idyllique que
prévu. L’outrage de La Haye est un sérieux avertissement
que les électeurs croates feraient bien de méditer.
Christophe Dolbeau
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(1)
Hrvatski List,
broj 171.
(2) Dans un rapport paru en 2000, l’ONU ne
préconise-t-elle pas l’accueil en Europe, d’ici à 2025, de
159 millions d’immigrants ?
HRVATSKI
LIST
La sinistre farce de La Haye
Christophe
Dolbeau
Le 3 janvier 2008
(HRVATSKI)

Comme l’écrit George Friedman, l’un des grands experts
américains du renseignement (et dirigeant de Strategic
Forecasting Inc.), « ce que l’on présente comme la
justice, à La Haye, consiste en fait à jeter au hasard
quelques individus dans la fosse aux lions, pour complaire
aux puissants ». Le processus n’a rien à voir avec le
droit ou l’équité, ce n’est ni plus ni moins qu’un rite
expiatoire mais que l’on habille, pour la galerie, de
quelques oripeaux juridiques. La parodie se veut édifiante
et solennelle mais comme nous allons le voir, elle reste
une sinistre farce.
Dès sa fondation, le Tribunal
Pénal International pour l’ex-Yougoslavie s’enracine
dans l’imposture puisque son acte de naissance – les
résolutions 808 et 827 – est illégal, le Conseil de
Sécurité de l’ONU n’ayant pas autorité pour créer une
telle instance. Éminemment politique, ce pseudo tribunal
possède des règles de fonctionnement qui n’ont que peu de
rapports avec la tradition judiciaire d’Europe
Occidentale : les magistrats s’autorisent à récuser les
avocats qui leur déplaisent, ils modifient à leur gré les
procédures sans l’aval d’une quelconque autorité
supérieure et proclament d’ailleurs ne tenir aucun compte
des formalités légales habituelles. Les comparutions à
huis clos sont monnaie courante, les témoins secrets sont
les bienvenus et faute de preuves matérielles, la Cour
avoue se contenter de ouï-dire. Ajoutons, pour compléter
le tableau, que le TPIY coûte fort cher et qu’une partie
de son budget provient de mécènes privés comme Time Warner,
le trust pharmaceutique Merck, la fondation Rockefeller et
l’agioteur George Soros. Il ne manque que Coca Cola, Nike
et Benetton !
Tenu pour un ballon d’essai en vue
de la création ultérieure d’une Cour Pénale
Internationale permanente, le TPIY n’a pas tardé à
effrayer certains de ses grands instigateurs et lorsque la
Cour Pénale a vu le jour, en 1998, les USA mais
aussi la Russie, la Chine, l’Inde et Israel ont jugé plus
prudent de ne pas y adhérer. De toute évidence, les
méthodes expéditives de La Haye sont bonnes pour la
Croatie, la Serbie ou le Kosovo mais pas pour les autres…
Outre ses usages pour le moins
singuliers, le TPIY est également remarquable pour son
personnel. Supposés compétents, efficaces, apolitiques et
impartiaux, les magistrats de La Haye (et certains de
leurs proches collaborateurs) constituent, en effet, une
drôle de clique. Du côté de l’accusation, il y a d’abord
eu Mme Arbour qui ne cachait pas ses accointances avec
Madeleine Albright et les chefs de l’OTAN. Puis est
apparue l’inénarrable Carla del Ponte, une espèce de clône
de Karl Lagerfeld ou de Bart Simpson, dont l’entêtement,
la brusquerie et la mauvaise foi sont devenus proverbiaux.
La dame quitte son poste au 1er janvier 2008
pour aller faire l’ambassadeur à Buenos-Aires où l’on
souhaite bien du plaisir à ceux qui auront la déveine de
croiser son chemin. Peut-être eut-il mieux valu, au fond,
l’expédier aux îles Kiribati, encore qu’au milieu des
cocotiers, elle aurait sûrement débusqué un général croate
trafiquant le coprah. Pour une saine et franche
information des media et des masses laborieuses, Mme del
Ponte s’était choisi une porte-parole à sa mesure en la
personne de Florence Hartmann. Ex-correspondante à
Belgrade du journal Le Monde, cette dernière n’est
autre que la bru du général Domankušić, ancien patron du
KOS et liquidateur du Printemps de Zagreb.
En matière de neutralité et d’objectivité, c’était tout de
même un gage ! Enfin, cet épisode est désormais clos et un
nouveau procureur entre en fonction. Il s’agit cette fois
d’un Belge, M. Brammertz, le seul procureur, dit-on, qui
roule en Porsche (le premier modèle vaut tout de
même plus de 46 000 €), pratique le karaté et raffole de
rock acrobatique. On est rassuré…
Du côté des juges, le TPIY
présente un assortiment d’individus tout aussi
intéressants. Au premier rang des « apolitiques », on
remarque par exemple M. Krister Thelin qui fut
vice-ministre de la Justice en Suède, M. Mehmet Güney qui
fut à plusieurs reprises ambassadeur de Turquie et M.
Shahabuddeen qui fut ministre, vice-Premier ministre et
même président du Guyana. On peut se demander au passage
s’il était vraiment indispensable de recruter un magistrat
dans cette Mecque universelle du Droit qu’est le Guyana ?
Mais après tout, il y a bien un juge bantou. Chez les
Français, on trouve M. Jean-Claude Antonetti qui fut le
conseiller privé du président Chirac, et M. Jorda qui
fréquente les convents de la franc-maçonnerie. L’Américain
Theodor Meron est en fait un juif polonais qui fut
autrefois (au temps de la Guerre des Six Jours) le
conseiller du gouvernement Eshkol, et quant à la Flamande
Christine van den Wyngaert, elle a débuté sa carrière en
chantant contre la guerre du Vietnam.
Dans un genre un peu plus
inquiétant, citons encore le juge pakistanais Ali Nawaz
Chowhan qui est un spécialiste de la Charî’a, le
juge congolais Mindua auquel ce grand démocrate de
Maréchal Mobutu confiait en 1981 la présidence de la Cour
Martiale de Kinshasa, ou le juge hongrois Árpád Prandler
qui fit ses premières armes en 1962, sous l’égide du
patibulaire János Kádár. Sans oublier la Chine, un pays
qui a tué plus d’un million de Tibétains, liquidé 20
millions de prisonniers politiques, affamé 50 millions de
paysans et qui exécute chaque année d’une balle dans la
nuque (facturée 8 euros) 3000 condamnés, et dont l’ancien
ambassadeur Liu Daqun siège lui-aussi à La Haye. Comme
garant des droits de l’homme, c’est sans aucun doute ce
qu’on appelle un choix judicieux.
Que le gouvernement croate ait
admis la validité de ce soi-disant tribunal (le général De
Gaulle l’aurait probablement qualifié de « machin » comme
il le fit de l’ONU), qu’il en ait accepté les douteuses
procédures, qu’il se soit plié à ses exigences les plus
arrogantes et lui ait livré ses meilleurs soldats est
proprement ahurissant. Il s’agit bien, comme nous l’avons
dit, d’une sinistre farce.
La Croatie, on ne le répétera
jamais assez, est un État souverain qui n’a agressé
personne et n’a (théoriquement) pas de leçon à recevoir.
Son armée a fait son devoir, défendu et libéré le
territoire national et elle ne devrait avoir à rendre de
comptes qu’à la justice et au peuple croates. Vu sous cet
angle, le principe même du TPIY est inacceptable, ses
prétentions intolérables et ses simagrées grotesques.
Christophe Dolbeau
VoC, 15 décembre 2007
À : cyberpresse.ca
Les
mensonges 400%!
(Hrvatski)
Chers amis,
70.000-100.000
réfugiés serbes réclamés après la guerre en Croatie (Temp ête
1995) ont atteint « 280.000 » en 2007 avec la victoire
bien pré-arrangée de M Sanader et HDZ!
(Cyberpresse.ca/AFP,
Calin Neacsu, Zagreb, 15 décembre 2007)
Il s’agit toujours du nombre de
réfugiés de Croatie pendent l’opération libératrice
croate Tempête (1995).
Cela a dépassé même la propagande serbe la
plus radicale qui nous a offert un chiffre de « 250,000 »
(bien sur, ce chiffre aussi a vu le progrès exponentiel à
partir de « 100.000 à 150.000 » dans les années
1995-2000).
Sans y mentionner la portion de ces
« réfugiés » qui étaient venus en Croatie avant son
occupation par l’armée yougoslave et serbe - exactement
avec un objectif d’envahir le pays et créer la grande
Serbie, tout cela est trop, c’est trop.
Si on continue cette tendance mensongère, il
me semble, il y en aura, des « victimes serbes »,
comme dans le passé, « 1 million » sans tarder. On ne
saura plus qui avait attaqué qui, ni dans quel pays. Qui
était la victime et qui l’agresseur.
Ce que devient un pays majoritairement
catholique (88% !), grâce aux traîtres, est vraiment
tragique.
Militairement invincible, il fallait
toujours vaincre la Croatie par les ennemis masqués parmi
ses propres dirigeants, et par les chiffres inventés. Et
par un silence systématiquement imposé sur toute la
vérité.
Au moins, on voit ici comment les
accusations pour créer un blâme historique se développent.
Dans 10 ans, les chiffres inculpant la Croatie ont monté
de 400% ! On voit comment on détruit une noble nation, et
non pour la première fois.
Il faut y ajouter le fait que les
criminels de guerre serbes ont commandé à leur population
serbe de quitter le pays après l’opération militaire
croate en 1995, pour changer le dessin démographique de
Bosnie et Herzégovine et ailleurs en défaveur de
la population croate
et des minorités
non-serbes
en B-H, et pour
acquérir ainsi 50% de
Bosnie et Herzégovine
pour les Serbes !
Les Croates de là-bas sont serrés
avec les musulmans dans l’autre moitié de territoire –
exactement comme voulu par Milosevic – pour que les
Croates de B-H disparaissent complètement. Avec
bénédiction de Zagreb, aussi…..
Mais pour que tout ça marche, pour que les
mythes surviennent, on a besoin d’un ennemi masqué, de
deux, en effet : de Mesic (président de la Croatie) et de
Sanader (premier ministre, HDZ).
Et beaucoup de mensonges exponentiels,
évidement.
Que c’est tragique qu’ainsi on vient au
pouvoir en Croatie, par la trahison totale et par
l’acceptation d’horribles mensonges, sans que la presse
internationale en fait un portrait objectif!
C’est une
expérience trop dangereuse de
« démocratie », ce qui pourrait produire des répercussions
en Europe, et même ici au Québec : « comment détruire une
nation ».
Enfin, pourquoi les Serbes doivent avoir
plus de droit (et même celui d’agresser le pays qui les a
acquis) que les minorités ethniques, disons, ici au
Québec, au Canada…
Ivana Arapovic
Montreal, Qué.
http://voiceofcroatia.net
Hrvatski List N°167
Ante Gotovina et la bave
des crapauds
Christophe Dolbeau
le 6 décembre 2007
(HRVATSKI)

La
façon dont le gouvernement croate a volontairement
cautionné la parodie judiciaire – on peut même carrément
parler de bouffonnerie – de La Haye et abdiqué par là
toute souveraineté juridique est pour le moins paradoxale.
Ainsi, faisant fi de tant d’années de lutte et de tant de
sang et de larmes versés par la nation pour imposer son
droit à l’existence et à l’indépendance, l’État croate, à
peine sorti des limbes, ne trouve-t-il pas de tâche plus
urgente que de faire allégeance à de nouveaux suzerains
étrangers ! Bien sûr, cette démarche résulte d’un chantage
plutôt nauséabond mais les dirigeants du pays ne semblent
pas avoir déployé un très grand zèle pour y résister…
Dans le cadre de cette triste affaire, le cas du général
Ante Gotovina restera longtemps l’illustration la plus
parfaite des bassesses auxquelles peut conduire la
soi-disant « raison d’État ». Il témoigne aussi de la
poltronnerie de certains politiciens. Voici donc un
officier, efficace, jeune et courageux, un homme dont
n’importe quel pays serait fier, mais que l’on décide
froidement et cyniquement de sacrifier à de douteux
intérêts diplomatico-financiers.
Guerrier d’exception, stratège habile et chef respecté, ce
soldat a contribué de façon décisive à la défense de sa
patrie et pour toute reconnaissance, la classe politique –
des gens, il faut bien le dire, qu’on a peu vus sur les
champs de bataille – choisit de le livrer. La situation
est inédite, surtout dans un pays qui vient de gagner la
guerre (imagine-t-on, en 1945, la France livrer le général
Leclerc, l’Angleterre le général Montgomery ou les USA le
général Patton, à un tribunal, quel qu’il fût ?), et l’on
songe immanquablement au mot de Barbey d’Aurevilly selon
qui « si Judas vivait, il serait ministre d’État »…
Traqué dans le pays même qu’il vient de libérer, contraint
d’adopter un nom d’emprunt et de s’expatrier, et
finalement appréhendé comme un vulgaire délinquant en
cavale, le général est aujourd’hui incarcéré et inculpé de
violation des lois et coutumes de la guerre ainsi que de
crimes contre l’humanité. Au passage et pour parfaire le
cauchemar, l’acte d’accusation se permet même de qualifier
la légitime libération du territoire croate par l’armée
croate d’ « entreprise criminelle » !
Bafouant l’honneur de la Croatie, celui de ses forces
armées et celui de l’un de ses plus brillants officiers,
cette procédure est une gigantesque imposture qu’aucun
patriote ne peut approuver (1) et dont on espère que les
instigateurs et les complices auront un jour à rendre
compte au peuple croate. Cela dit, il est tout de même
édifiant de revenir sur les mécanismes de cette
crapulerie.
Sur le fond de l’affaire, faut-il encore répéter que
l’opération Tempête était amplement justifiée ? En
août 1995, la Croatie n’a aucunement entrepris un
« nettoyage ethnique » mais elle a simplement rétabli sa
souveraineté. « La Croatie », écrivait alors un
journaliste français d’un certain renom (2), « reconquiert
ses territoires, le droit est avec elle ». Loin de prôner
la revanche, le président Tudjman avait d’ailleurs demandé
aux habitants de la Krajina de demeurer dans leurs
foyers, tandis que le général Gotovina appelait
expressément ses troupes à « respecter les lois
internationales et à ne pas chercher à se venger sur les
vaincus ». Il est patent par ailleurs que l’exode d’une
partie de la population est beaucoup moins dû à
l’offensive croate qu’aux ordres d’évacuation donnés par
Milan Babic et Mile Martic ainsi qu’à la psychose
collective qu’ils ont délibérément suscitée. Quant aux
crimes ou actes déshonorants qui ont pu se produire dans
la zone, ils sont apparemment survenus sur les arrières de
l’armée et à l’initiative de bandes irrégulières.
Lorsqu’il en a eu connaissance – ce qui ne va pas de soi
quand on mène une opération militaire d’envergure et qu’on
est à la tête d’un contingent de 150 000 hommes – le
général en a aussitôt fait sanctionner les auteurs. Ante
Gotovina, ne l’oublions pas, a appris le métier des armes
à la Légion Étrangère, une unité dont le code
d’honneur (article 7) stipule clairement : « Au combat, tu
agis sans passion et sans haine et tu respectes les
ennemis vaincus ».
Que l’on conteste le bien-fondé des actions de l’armée
croate et que l’on cherche à en diminuer les mérites ou à
en ternir la réputation n’est pas particulièrement
agréable mais on peut admettre, à la limite, que certains
n’aient pas d’autre moyen de traduire la frustration
qu’ils ont ressentie en voyant la Croatie reconquérir son
indépendance. Après tout, chacun sait bien que dans pas
mal de pays (la France, la Grande-Bretagne ou la Hollande,
pour n’en citer que trois), les nostalgies yougoslaves, la
serbophilie et la croatophobie ont encore de nombreux
adeptes… Ce qui est tout à fait inadmissible, en revanche,
ce sont les méthodes auxquelles on a eu recours pour
contraindre un pays théoriquement indépendant à se plier à
la volonté des « Grands », et celles qu’on a utilisées, au
mépris de toute présomption d’innocence, pour capturer le
prévenu et salir son nom. Dans le cas du général Gotovina,
de prétendus magistrats internationaux n’ont pas hésité à
se convertir en vulgaires maîtres-chanteurs.
Simultanément, toutes sortes de pressions et de menaces
ont été exercées sur la famille, les amis et les relations
de l’officier, tandis qu’une énorme campagne médiatique
s’efforçait de « casser » son image auprès du public.
Trop
populaire aux yeux de ses détracteurs, Ante Gotovina a
fait l’objet d’un feu nourri de mensonges et de calomnies,
l’objectif final de cette campagne étant bien sûr de
convaincre l’opinion publique de la noirceur de sa
personnalité, de crédibiliser du même coup les accusations
portées contre lui et de le priver ainsi d’éventuels
soutiens. Avec une synchronisation aussi parfaite
qu'étonnante, agences de presse, sites internet, journaux
et revues ont donc commencé, aux quatre coins du monde (y
compris en Croatie), à distiller de pseudo révélations sur
son compte. Tout a été fait pour rendre le personnage
antipathique ou à tout le moins équivoque. S'est-il fait
embaucher à 16 ans sur un navire de commerce ? Eh bien, ce
goût de l’aventure est suspect ! (L’amiral Nelson avait
pourtant fait la même chose et il n’avait que 12 ans).
Sous-entendu, il eut mieux valu qu’il allât bien sagement
à l’école, adhérât à la Ligue de la Jeunesse Communiste
et devint « estafette de la jeunesse ». À 18 ans, il
renonce à la bonne vieille armée yougoslave pour s’engager
dans la Légion Étrangère et voilà matière à de
nouvelles insinuations. Ne s’agit-il pas d’un ramassis de
mercenaires au passé souvent douteux, d’une troupe de
voyous sans foi ni loi ? En fait, la Légion est un
corps d’élite et l’une des unités les plus prestigieuses
de l’armée française. Particulièrement aguerrie et réputée
pour son professionnalisme, elle ne recrute peut-être pas
beaucoup de rosières mais n’accueille certainement pas de
brigands dans ses rangs. Au nombre des « voyous » qui ont
porté son képi blanc, citons d’ailleurs les écrivains
Arthur Kœstler et Ernst Junger, ou encore le futur
président français Mac-Mahon, le futur président du
Conseil Edouard Daladier, le prince Louis II de Monaco et
même le futur roi de Serbie Pierre Ier Karadjordjevic. De
toute façon, dans la Légion, nous dit-on ensuite,
Ante Gotovina n’a rien fait ; tout juste fut-il vaguement
le chauffeur du colonel Erulin, un officier qui aurait,
comme par hasard, pratiqué la torture en Algérie. N’en
déplaise aux crapauds de toutes sortes, le légionnaire
Gotovina semble bien avoir pris part à diverses
opérations, à Djibouti, au Tchad, à Kolwezi (sauvetage de
2800 Européens, en mai 1978), en Côte d’Ivoire, et il
aurait même été grièvement blessé au Tchad ! Quant au
colonel Philippe Erulin (1932-1979), sous les ordres
duquel il a servi, il s’agissait de l’un des officiers les
plus respectés de son temps (3).
Que fait donc
Ante Gotovina au sortir de la Légion ? Rien de bon,
bien sûr, à en croire ses contempteurs qui le transforment
en homme-de-main de quelques sombres officines politiques.
Le voici désormais briseur de grève pour le compte du
parti gaulliste puis « gorille&n |