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Table des articles
Hrvatski List N°167 du 6 décembre 2007: Ante
Gotovina et la bave des crapauds, par
Christophe Dolbeau
Crimes
de guerre...
Christophe
Dolbeau
08/10/2007
RIVAROL,
23/12/2005
Gotovina : vraie capture ou reddition camouflée ?
Christophe DOLBEAU
(HRVATSKI)
RIVAROL,
25/02/2005
Croatie : haro sur Gotovina
Christophe DOLBEAU
(HRVATSKI)
RIVAROL,
17/10/2003
Croatie : des héros encombrants
Christophe DOLBEAU
(HRVATSKI)
PRESENT
du 10 mai 2006
A la
rencontre de
Dominique Erulin,
homme d'honneur
Le
Libre
Journal
n°369 du 2 février 2006:
Un
homme comme on n'en fait plus
Louise L. Lambrichs :
NOUS NE VERRONS JAMAIS VUKOVAR
aux Editions Philippe Rey
AFC:
L'affaire
Gotovina (Voire
ce texte aussi en Croate: AFP:
Slučaj
Gotovina,
trans.I.A.)
Le messager Croate:
Spécial
Vukovar: Le supplice d'une ville
(revue)
LE MONDE, 9 MAI 1995 -
Florence
Hartmann:
Des observateurs internationaux démentent les accusations
de l'ONU contre l'armée croate
LE MONDE, 10/08/1995:
CROATIE:
LE DROIT, LE DEVOIR, LA NECESSITE, par Paul
Garde, professeur émerite à l'université de Provence
(Article présenté par
L'association France-Croatie)
COMMUNIQUÉ DE L'ASSOCIATION
FRANCE-CROATIE,
LE 10
MARS 2004
L’action « Tempête » de
nouveau incriminé par le Tribunal pénal international
LES GENERAUX MARKAC ET CERMAK MIS EN CAUSE PAR LA
HAYE
CYBERPRESS.CA, LE 09 MARS
2004:
Premier
procès majeur pour crimes de guerre
(VUKOVAR)
L'ASSOCIATION FRANCE-CROATIE,
Dossier : La Croatie et le TPIY
ITP-FRANCE,
JANVIER 2003
Propagande politique et projet d’«Etat pour
tous les Serbes»: conséquences de l’instrumentalisation des médias
à des fins ultranationalistes (pdf)
Rapport rédigé à la demande du Bureau du Procureur
du Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie par
Renaud de La Brosse, Maître de
conférences à l’Université de Reims Champagne-Ardenne (France)
LES-IDENTITAIRES.COM, LE 30 JANVIER 2004:
LA RENCONTRE DU MOIS : Tomislav SUNIC répond
aux Identitaires
E MONDE 02.07.02
A Belgrade, des
intellectuels serbes entretiennent la popularité du chef de guerre
FRANCE-DIPLOMATIE,
14.02.2003
ENTRETIEN
DU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES M. DOMINIQUE DE VILLEPIN
AVEC "CBC - RADIO
CANADA"
LA PRESSE (CANADA), LE
6 NOVEMBRE 2002
CROATIE
-Les statues de Zagreb
Propagande politique et projet d’«Etat pour tous les
Serbes»: conséquences de l’instrumentalisation des médias à des
fins ultranationalistes (pdf) Rapport rédigé à la demande
du Bureau du Procureur du Tribunal Pénal International pour
l’ex-Yougoslavie par
Renaud de La Brosse, Maître de conférences à
l’Université de Reims Champagne-Ardenne (France), Janvier 2003
Dossier
: La Croatie et le TPIY,
Association France-Croatie
Vukovar - ne jamais
oublier,
Association France-Croatie
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HRVATSKI
LIST (Broj 184)
Christophe Dolbeau
Quo vadis Croatia ?
Le 3 avril 2008
(Hrvatski)
S’excuser, se repentir, demander pardon, se parjurer
et tout brader : que de couleuvres les gouvernements
croates auront dû avaler, ces dernières années, pour que
Bruxelles leur concède enfin un modeste strapontin ! De
contritions en confiteor, d’affronts en avanies et
d’abdications en reniements, peut-être la Croatie de M.
Sanader obtiendra-t-elle en 2010 une petite place au sein
de l’Union Européenne, mais au train où l’on va, elle
risque fort de s’y présenter comme les malheureux
bourgeois de Calais devant Edouard III d’Angleterre, « nus
pieds, en chemise et la corde au cou ».
Est-ce vraiment là ce que souhaitent les
Croates ? Est-ce vraiment là ce qu’ont tant voulu ceux qui
sont morts sur les champs de bataille de l’indépendance,
dans les charniers de 1945, dans les sinistres KPD de Tito
ou sous les coups de sa police secrète ? Et ne pouvait-on
espérer une issue plus digne et plus honorable à un aussi
juste combat ?
Lorsque l’on voit, à La Haye, trois
généraux croates – dont Ante Gotovina, le libérateur de la
Krajina – entrer dans le box des accusés, escortés de
quelques garde-chiourme bataves, on se demande forcément
comment on en est arrivé là. Qui a voulu cela et quel
Croate bien né peut-il l’accepter ? Voici des soldats qui
ont défendu leur patrie agressée, qui l’ont fait avec
vaillance, discernement, efficacité, et l’on voudrait
aujourd’hui les assimiler à des bandits de grand chemin !
Comment l’État Croate, qui n’existe que grâce aux
sacrifices que ces officiers et leurs hommes ont
consentis, peut-il se prêter à une telle parodie et
cautionner une pareille humiliation ? Le réalisme ou le
pragmatisme ne justifient pas tout et il y a des choses
qui ne se négocient pas. Au-delà des combines et des
petites ambitions, les politiciens seraient bien avisés de
se souvenir qu’un pays ne se grandit jamais en déshonorant
ses propres soldats. Ils devraient également se rappeler
qu’à trop faire de concessions sur l’honneur, on ne
récolte souvent que le mépris…
Devant quels pseudo magistrats les
défenseurs de la Croatie doivent-ils donc répondre de
leurs supposés crimes ? Nous avons déjà évoqué,
ici même (1), les principaux travers
du TPIY et la composition de la cour devant laquelle
comparaissent les généraux Gotovina, Čermak et Markač
confirme tout à fait nos réserves. Le président, M. Alfons
Orie, n’est autre que l’ancien avocat du psychopathe serbe
Duško Tadić, ce qui, pour des inculpés croates, n’est pas
à proprement parler un gage d’impartialité. L’un des
assesseurs, Mme Elizabeth Gwaunza, a fait toute sa
carrière au Zimbabwe, sous la férule du « marxiste-léniniste-maoïste »
Robert Mugabe, l’un des tyrans les plus sanguinaires
d’Afrique. Le second assesseur, M. Uldis Kinis, est letton
et il est entré dans la magistrature en 1981, quand
l’abominable Boris Pugo, du KGB, faisait la pluie et le
beau temps à Riga et que ses tribunaux expédiaient
dissidents et patriotes au Goulag. Quant à l’accusateur
public, M. Alan Tieger, son principal titre de gloire
semble être d’avoir requis, en 1993, contre quatre
sergents de ville de Los Angeles qui avaient brutalisé un
ivrogne… Notons au passage que ce procureur est
aimablement « prêté » au TPIY par le Ministère de la
Justice américain (qui le rétribue), c’est à dire par
ceux-là mêmes qui offraient 5 millions de dollars pour la
capture du général Gotovina et qui exigent maintenant de
la Croatie que son armée vienne se battre à leurs côtés en
Afghanistan ! Si l’affaire n’était pas aussi grave et si
trois hommes de valeur n’y jouaient pas leur honneur et
leur liberté, on pourrait bel et bien parler de
bouffonnerie.
Outre cette mascarade judiciaire – dont il
reste à espérer que le bilan ne sera pas aussi
catastrophique qu’on peut le craindre – la Croatie n’en a,
hélas, pas fini avec les offenses et les déconvenues car
l’Union Européenne pourrait vite se révéler un miroir aux
alouettes. Il ne suffira pas, en effet, de sacrifier une
poignée de militaires et de mettre sa fierté dans sa poche
mais il faudra immanquablement donner quelques gages
supplémentaires de soumission et d’humilité. On a vu
récemment que la « zone de protection écologique et de
pêche » (ZERP) instaurée par Zagreb n’était pas du goût
des futurs partenaires européens de la Croatie et le Sabor
a dû y renoncer illico. On a également compris
qu’il était désormais incongru de témoigner la moindre
indulgence envers l’État Indépendant Croate (NDH) et qu’il
ne fallait en aucun cas rendre hommage aux patriotes qui
ont bravement défendu le pays entre 1941 et 1945. En
revanche, les mea culpa sont les bienvenus… On
devine par ailleurs que le catholicisme de la Croatie
agace pas mal d’Européens – n’oublions pas qu’à
l’instigation de la France, l’Union a rejeté avec
indignation toute mention de ses racines chrétiennes.
Viendra tôt ou tard pour Zagreb le temps de légaliser le
mariage homosexuel et l’homoparentalité. En matière
économique, les perspectives paraissent tout aussi
alarmantes. On sait que dans le secteur bancaire croate,
la part des investissements étrangers représente d’ores et
déjà 90% du total des actifs. Si des pays comme l’Italie,
la France ou l’Espagne s’évertuent à protéger leurs
entreprises-clés, la Croatie doit au contraire, pour
montrer sa bonne volonté, les sacrifier sans regimber au
profit de prédateurs étrangers. Avec l’entrée dans le
grand marché agricole commun, on ne tardera pas à lui
interdire de commercialiser tel ou tel type de jambon, de
saucisson, de fromage ou de vin car ils ne seront pas aux
« normes ». Et puis il faudra tenir compte des quotas,
procéder à des arrachages, se soumettre à la jachère
obligatoire et normaliser les appellations.
Déjà mise à mal par les oukases de Carla
del Ponte, les chantages de Bruxelles et les exigences de
l’OTAN, l’indépendance, si chèrement acquise, de la
Croatie risque fort de se réduire comme une peau de
chagrin. Contrairement à ce que persistent à croire
beaucoup de gens, l’Union Européenne n’est pas une
confédération de nations égales mais une grande
fédération dont les anciens États ne seront plus que
de simples provinces et dont les décisions importantes
seront désormais prises à la « majorité qualifiée » (dixit
le Traité de Lisbonne). Dans ce système, la Croatie et ses
4,4 millions d’habitants ne pèseront sans doute pas bien
lourd… Dernier point qui a son importance : la Croatie est
un pays biologiquement et culturellement plutôt homogène,
ce qui n’est pas très européen. Le métissage est la règle
et nul doute que ses influents gourous exigeront donc de
la Croatie qu’elle se mette vite au diapason en important
son contingent d’immigrés de couleur (2). Dans quelques
lustres, le kolo pourrait bien se danser au son du
tam-tam…
Quel que soit l’angle sous lequel on la
considère et malgré les beaux discours des illusionnistes
et des bateleurs de tout poil, la future intégration
européenne de la Croatie s’annonce moins idyllique que
prévu. L’outrage de La Haye est un sérieux avertissement
que les électeurs croates feraient bien de méditer.
Christophe Dolbeau
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(1)
Hrvatski List,
broj 171.
(2) Dans un rapport paru en 2000, l’ONU ne
préconise-t-elle pas l’accueil en Europe, d’ici à 2025, de
159 millions d’immigrants ?
HRVATSKI
LIST
La sinistre farce de La Haye
Christophe
Dolbeau
Le 3 janvier 2008
(HRVATSKI)

Comme l’écrit George Friedman, l’un des grands experts
américains du renseignement (et dirigeant de Strategic
Forecasting Inc.), « ce que l’on présente comme la
justice, à La Haye, consiste en fait à jeter au hasard
quelques individus dans la fosse aux lions, pour complaire
aux puissants ». Le processus n’a rien à voir avec le
droit ou l’équité, ce n’est ni plus ni moins qu’un rite
expiatoire mais que l’on habille, pour la galerie, de
quelques oripeaux juridiques. La parodie se veut édifiante
et solennelle mais comme nous allons le voir, elle reste
une sinistre farce.
Dès sa fondation, le Tribunal
Pénal International pour l’ex-Yougoslavie s’enracine
dans l’imposture puisque son acte de naissance – les
résolutions 808 et 827 – est illégal, le Conseil de
Sécurité de l’ONU n’ayant pas autorité pour créer une
telle instance. Éminemment politique, ce pseudo tribunal
possède des règles de fonctionnement qui n’ont que peu de
rapports avec la tradition judiciaire d’Europe
Occidentale : les magistrats s’autorisent à récuser les
avocats qui leur déplaisent, ils modifient à leur gré les
procédures sans l’aval d’une quelconque autorité
supérieure et proclament d’ailleurs ne tenir aucun compte
des formalités légales habituelles. Les comparutions à
huis clos sont monnaie courante, les témoins secrets sont
les bienvenus et faute de preuves matérielles, la Cour
avoue se contenter de ouï-dire. Ajoutons, pour compléter
le tableau, que le TPIY coûte fort cher et qu’une partie
de son budget provient de mécènes privés comme Time Warner,
le trust pharmaceutique Merck, la fondation Rockefeller et
l’agioteur George Soros. Il ne manque que Coca Cola, Nike
et Benetton !
Tenu pour un ballon d’essai en vue
de la création ultérieure d’une Cour Pénale
Internationale permanente, le TPIY n’a pas tardé à
effrayer certains de ses grands instigateurs et lorsque la
Cour Pénale a vu le jour, en 1998, les USA mais
aussi la Russie, la Chine, l’Inde et Israel ont jugé plus
prudent de ne pas y adhérer. De toute évidence, les
méthodes expéditives de La Haye sont bonnes pour la
Croatie, la Serbie ou le Kosovo mais pas pour les autres…
Outre ses usages pour le moins
singuliers, le TPIY est également remarquable pour son
personnel. Supposés compétents, efficaces, apolitiques et
impartiaux, les magistrats de La Haye (et certains de
leurs proches collaborateurs) constituent, en effet, une
drôle de clique. Du côté de l’accusation, il y a d’abord
eu Mme Arbour qui ne cachait pas ses accointances avec
Madeleine Albright et les chefs de l’OTAN. Puis est
apparue l’inénarrable Carla del Ponte, une espèce de clône
de Karl Lagerfeld ou de Bart Simpson, dont l’entêtement,
la brusquerie et la mauvaise foi sont devenus proverbiaux.
La dame quitte son poste au 1er janvier 2008
pour aller faire l’ambassadeur à Buenos-Aires où l’on
souhaite bien du plaisir à ceux qui auront la déveine de
croiser son chemin. Peut-être eut-il mieux valu, au fond,
l’expédier aux îles Kiribati, encore qu’au milieu des
cocotiers, elle aurait sûrement débusqué un général croate
trafiquant le coprah. Pour une saine et franche
information des media et des masses laborieuses, Mme del
Ponte s’était choisi une porte-parole à sa mesure en la
personne de Florence Hartmann. Ex-correspondante à
Belgrade du journal Le Monde, cette dernière n’est
autre que la bru du général Domankušić, ancien patron du
KOS et liquidateur du Printemps de Zagreb.
En matière de neutralité et d’objectivité, c’était tout de
même un gage ! Enfin, cet épisode est désormais clos et un
nouveau procureur entre en fonction. Il s’agit cette fois
d’un Belge, M. Brammertz, le seul procureur, dit-on, qui
roule en Porsche (le premier modèle vaut tout de
même plus de 46 000 €), pratique le karaté et raffole de
rock acrobatique. On est rassuré…
Du côté des juges, le TPIY
présente un assortiment d’individus tout aussi
intéressants. Au premier rang des « apolitiques », on
remarque par exemple M. Krister Thelin qui fut
vice-ministre de la Justice en Suède, M. Mehmet Güney qui
fut à plusieurs reprises ambassadeur de Turquie et M.
Shahabuddeen qui fut ministre, vice-Premier ministre et
même président du Guyana. On peut se demander au passage
s’il était vraiment indispensable de recruter un magistrat
dans cette Mecque universelle du Droit qu’est le Guyana ?
Mais après tout, il y a bien un juge bantou. Chez les
Français, on trouve M. Jean-Claude Antonetti qui fut le
conseiller privé du président Chirac, et M. Jorda qui
fréquente les convents de la franc-maçonnerie. L’Américain
Theodor Meron est en fait un juif polonais qui fut
autrefois (au temps de la Guerre des Six Jours) le
conseiller du gouvernement Eshkol, et quant à la Flamande
Christine van den Wyngaert, elle a débuté sa carrière en
chantant contre la guerre du Vietnam.
Dans un genre un peu plus
inquiétant, citons encore le juge pakistanais Ali Nawaz
Chowhan qui est un spécialiste de la Charî’a, le
juge congolais Mindua auquel ce grand démocrate de
Maréchal Mobutu confiait en 1981 la présidence de la Cour
Martiale de Kinshasa, ou le juge hongrois Árpád Prandler
qui fit ses premières armes en 1962, sous l’égide du
patibulaire János Kádár. Sans oublier la Chine, un pays
qui a tué plus d’un million de Tibétains, liquidé 20
millions de prisonniers politiques, affamé 50 millions de
paysans et qui exécute chaque année d’une balle dans la
nuque (facturée 8 euros) 3000 condamnés, et dont l’ancien
ambassadeur Liu Daqun siège lui-aussi à La Haye. Comme
garant des droits de l’homme, c’est sans aucun doute ce
qu’on appelle un choix judicieux.
Que le gouvernement croate ait
admis la validité de ce soi-disant tribunal (le général De
Gaulle l’aurait probablement qualifié de « machin » comme
il le fit de l’ONU), qu’il en ait accepté les douteuses
procédures, qu’il se soit plié à ses exigences les plus
arrogantes et lui ait livré ses meilleurs soldats est
proprement ahurissant. Il s’agit bien, comme nous l’avons
dit, d’une sinistre farce.
La Croatie, on ne le répétera
jamais assez, est un État souverain qui n’a agressé
personne et n’a (théoriquement) pas de leçon à recevoir.
Son armée a fait son devoir, défendu et libéré le
territoire national et elle ne devrait avoir à rendre de
comptes qu’à la justice et au peuple croates. Vu sous cet
angle, le principe même du TPIY est inacceptable, ses
prétentions intolérables et ses simagrées grotesques.
Christophe Dolbeau
VoC, 15 décembre 2007
À : cyberpresse.ca
Les
mensonges 400%!
(Hrvatski)
Chers amis,
70.000-100.000
réfugiés serbes réclamés après la guerre en Croatie (Temp ête
1995) ont atteint « 280.000 » en 2007 avec la victoire
bien pré-arrangée de M Sanader et HDZ!
(Cyberpresse.ca/AFP,
Calin Neacsu, Zagreb, 15 décembre 2007)
Il s’agit toujours du nombre de
réfugiés de Croatie pendent l’opération libératrice
croate Tempête (1995).
Cela a dépassé même la propagande serbe la
plus radicale qui nous a offert un chiffre de « 250,000 »
(bien sur, ce chiffre aussi a vu le progrès exponentiel à
partir de « 100.000 à 150.000 » dans les années
1995-2000).
Sans y mentionner la portion de ces
« réfugiés » qui étaient venus en Croatie avant son
occupation par l’armée yougoslave et serbe - exactement
avec un objectif d’envahir le pays et créer la grande
Serbie, tout cela est trop, c’est trop.
Si on continue cette tendance mensongère, il
me semble, il y en aura, des « victimes serbes »,
comme dans le passé, « 1 million » sans tarder. On ne
saura plus qui avait attaqué qui, ni dans quel pays. Qui
était la victime et qui l’agresseur.
Ce que devient un pays majoritairement
catholique (88% !), grâce aux traîtres, est vraiment
tragique.
Militairement invincible, il fallait
toujours vaincre la Croatie par les ennemis masqués parmi
ses propres dirigeants, et par les chiffres inventés. Et
par un silence systématiquement imposé sur toute la
vérité.
Au moins, on voit ici comment les
accusations pour créer un blâme historique se développent.
Dans 10 ans, les chiffres inculpant la Croatie ont monté
de 400% ! On voit comment on détruit une noble nation, et
non pour la première fois.
Il faut y ajouter le fait que les
criminels de guerre serbes ont commandé à leur population
serbe de quitter le pays après l’opération militaire
croate en 1995, pour changer le dessin démographique de
Bosnie et Herzégovine et ailleurs en défaveur de
la population croate
et des minorités
non-serbes
en B-H, et pour
acquérir ainsi 50% de
Bosnie et Herzégovine
pour les Serbes !
Les Croates de là-bas sont serrés
avec les musulmans dans l’autre moitié de territoire –
exactement comme voulu par Milosevic – pour que les
Croates de B-H disparaissent complètement. Avec
bénédiction de Zagreb, aussi…..
Mais pour que tout ça marche, pour que les
mythes surviennent, on a besoin d’un ennemi masqué, de
deux, en effet : de Mesic (président de la Croatie) et de
Sanader (premier ministre, HDZ).
Et beaucoup de mensonges exponentiels,
évidement.
Que c’est tragique qu’ainsi on vient au
pouvoir en Croatie, par la trahison totale et par
l’acceptation d’horribles mensonges, sans que la presse
internationale en fait un portrait objectif!
C’est une
expérience trop dangereuse de
« démocratie », ce qui pourrait produire des répercussions
en Europe, et même ici au Québec : « comment détruire une
nation ».
Enfin, pourquoi les Serbes doivent avoir
plus de droit (et même celui d’agresser le pays qui les a
acquis) que les minorités ethniques, disons, ici au
Québec, au Canada…
Ivana Arapovic
Montreal, Qué.
http://voiceofcroatia.net
Hrvatski List N°167
Ante Gotovina et la bave
des crapauds
Christophe Dolbeau
le 6 décembre 2007
(HRVATSKI)

La
façon dont le gouvernement croate a volontairement
cautionné la parodie judiciaire – on peut même carrément
parler de bouffonnerie – de La Haye et abdiqué par là
toute souveraineté juridique est pour le moins paradoxale.
Ainsi, faisant fi de tant d’années de lutte et de tant de
sang et de larmes versés par la nation pour imposer son
droit à l’existence et à l’indépendance, l’État croate, à
peine sorti des limbes, ne trouve-t-il pas de tâche plus
urgente que de faire allégeance à de nouveaux suzerains
étrangers ! Bien sûr, cette démarche résulte d’un chantage
plutôt nauséabond mais les dirigeants du pays ne semblent
pas avoir déployé un très grand zèle pour y résister…
Dans le cadre de cette triste affaire, le cas du général
Ante Gotovina restera longtemps l’illustration la plus
parfaite des bassesses auxquelles peut conduire la
soi-disant « raison d’État ». Il témoigne aussi de la
poltronnerie de certains politiciens. Voici donc un
officier, efficace, jeune et courageux, un homme dont
n’importe quel pays serait fier, mais que l’on décide
froidement et cyniquement de sacrifier à de douteux
intérêts diplomatico-financiers.
Guerrier d’exception, stratège habile et chef respecté, ce
soldat a contribué de façon décisive à la défense de sa
patrie et pour toute reconnaissance, la classe politique –
des gens, il faut bien le dire, qu’on a peu vus sur les
champs de bataille – choisit de le livrer. La situation
est inédite, surtout dans un pays qui vient de gagner la
guerre (imagine-t-on, en 1945, la France livrer le général
Leclerc, l’Angleterre le général Montgomery ou les USA le
général Patton, à un tribunal, quel qu’il fût ?), et l’on
songe immanquablement au mot de Barbey d’Aurevilly selon
qui « si Judas vivait, il serait ministre d’État »…
Traqué dans le pays même qu’il vient de libérer, contraint
d’adopter un nom d’emprunt et de s’expatrier, et
finalement appréhendé comme un vulgaire délinquant en
cavale, le général est aujourd’hui incarcéré et inculpé de
violation des lois et coutumes de la guerre ainsi que de
crimes contre l’humanité. Au passage et pour parfaire le
cauchemar, l’acte d’accusation se permet même de qualifier
la légitime libération du territoire croate par l’armée
croate d’ « entreprise criminelle » !
Bafouant l’honneur de la Croatie, celui de ses forces
armées et celui de l’un de ses plus brillants officiers,
cette procédure est une gigantesque imposture qu’aucun
patriote ne peut approuver (1) et dont on espère que les
instigateurs et les complices auront un jour à rendre
compte au peuple croate. Cela dit, il est tout de même
édifiant de revenir sur les mécanismes de cette
crapulerie.
Sur le fond de l’affaire, faut-il encore répéter que
l’opération Tempête était amplement justifiée ? En
août 1995, la Croatie n’a aucunement entrepris un
« nettoyage ethnique » mais elle a simplement rétabli sa
souveraineté. « La Croatie », écrivait alors un
journaliste français d’un certain renom (2), « reconquiert
ses territoires, le droit est avec elle ». Loin de prôner
la revanche, le président Tudjman avait d’ailleurs demandé
aux habitants de la Krajina de demeurer dans leurs
foyers, tandis que le général Gotovina appelait
expressément ses troupes à « respecter les lois
internationales et à ne pas chercher à se venger sur les
vaincus ». Il est patent par ailleurs que l’exode d’une
partie de la population est beaucoup moins dû à
l’offensive croate qu’aux ordres d’évacuation donnés par
Milan Babic et Mile Martic ainsi qu’à la psychose
collective qu’ils ont délibérément suscitée. Quant aux
crimes ou actes déshonorants qui ont pu se produire dans
la zone, ils sont apparemment survenus sur les arrières de
l’armée et à l’initiative de bandes irrégulières.
Lorsqu’il en a eu connaissance – ce qui ne va pas de soi
quand on mène une opération militaire d’envergure et qu’on
est à la tête d’un contingent de 150 000 hommes – le
général en a aussitôt fait sanctionner les auteurs. Ante
Gotovina, ne l’oublions pas, a appris le métier des armes
à la Légion Étrangère, une unité dont le code
d’honneur (article 7) stipule clairement : « Au combat, tu
agis sans passion et sans haine et tu respectes les
ennemis vaincus ».
Que l’on conteste le bien-fondé des actions de l’armée
croate et que l’on cherche à en diminuer les mérites ou à
en ternir la réputation n’est pas particulièrement
agréable mais on peut admettre, à la limite, que certains
n’aient pas d’autre moyen de traduire la frustration
qu’ils ont ressentie en voyant la Croatie reconquérir son
indépendance. Après tout, chacun sait bien que dans pas
mal de pays (la France, la Grande-Bretagne ou la Hollande,
pour n’en citer que trois), les nostalgies yougoslaves, la
serbophilie et la croatophobie ont encore de nombreux
adeptes… Ce qui est tout à fait inadmissible, en revanche,
ce sont les méthodes auxquelles on a eu recours pour
contraindre un pays théoriquement indépendant à se plier à
la volonté des « Grands », et celles qu’on a utilisées, au
mépris de toute présomption d’innocence, pour capturer le
prévenu et salir son nom. Dans le cas du général Gotovina,
de prétendus magistrats internationaux n’ont pas hésité à
se convertir en vulgaires maîtres-chanteurs.
Simultanément, toutes sortes de pressions et de menaces
ont été exercées sur la famille, les amis et les relations
de l’officier, tandis qu’une énorme campagne médiatique
s’efforçait de « casser » son image auprès du public.
Trop
populaire aux yeux de ses détracteurs, Ante Gotovina a
fait l’objet d’un feu nourri de mensonges et de calomnies,
l’objectif final de cette campagne étant bien sûr de
convaincre l’opinion publique de la noirceur de sa
personnalité, de crédibiliser du même coup les accusations
portées contre lui et de le priver ainsi d’éventuels
soutiens. Avec une synchronisation aussi parfaite
qu'étonnante, agences de presse, sites internet, journaux
et revues ont donc commencé, aux quatre coins du monde (y
compris en Croatie), à distiller de pseudo révélations sur
son compte. Tout a été fait pour rendre le personnage
antipathique ou à tout le moins équivoque. S'est-il fait
embaucher à 16 ans sur un navire de commerce ? Eh bien, ce
goût de l’aventure est suspect ! (L’amiral Nelson avait
pourtant fait la même chose et il n’avait que 12 ans).
Sous-entendu, il eut mieux valu qu’il allât bien sagement
à l’école, adhérât à la Ligue de la Jeunesse Communiste
et devint « estafette de la jeunesse ». À 18 ans, il
renonce à la bonne vieille armée yougoslave pour s’engager
dans la Légion Étrangère et voilà matière à de
nouvelles insinuations. Ne s’agit-il pas d’un ramassis de
mercenaires au passé souvent douteux, d’une troupe de
voyous sans foi ni loi ? En fait, la Légion est un
corps d’élite et l’une des unités les plus prestigieuses
de l’armée française. Particulièrement aguerrie et réputée
pour son professionnalisme, elle ne recrute peut-être pas
beaucoup de rosières mais n’accueille certainement pas de
brigands dans ses rangs. Au nombre des « voyous » qui ont
porté son képi blanc, citons d’ailleurs les écrivains
Arthur Kœstler et Ernst Junger, ou encore le futur
président français Mac-Mahon, le futur président du
Conseil Edouard Daladier, le prince Louis II de Monaco et
même le futur roi de Serbie Pierre Ier Karadjordjevic. De
toute façon, dans la Légion, nous dit-on ensuite,
Ante Gotovina n’a rien fait ; tout juste fut-il vaguement
le chauffeur du colonel Erulin, un officier qui aurait,
comme par hasard, pratiqué la torture en Algérie. N’en
déplaise aux crapauds de toutes sortes, le légionnaire
Gotovina semble bien avoir pris part à diverses
opérations, à Djibouti, au Tchad, à Kolwezi (sauvetage de
2800 Européens, en mai 1978), en Côte d’Ivoire, et il
aurait même été grièvement blessé au Tchad ! Quant au
colonel Philippe Erulin (1932-1979), sous les ordres
duquel il a servi, il s’agissait de l’un des officiers les
plus respectés de son temps (3).
Que fait donc
Ante Gotovina au sortir de la Légion ? Rien de bon,
bien sûr, à en croire ses contempteurs qui le transforment
en homme-de-main de quelques sombres officines politiques.
Le voici désormais briseur de grève pour le compte du
parti gaulliste puis « gorille » de Jean-Marie Le Pen.
Notez bien que dans ce processus diffamatoire, plus les
gens sont méchants, plus ils sont à droite… On associe
même son nom à différents faits divers qui se déroulent en
1981 à La Seyne-sur-Mer ou à Paris. Pourtant, si l’on s’en
réfère à son biographe (N. Ivankovic), le jeune homme est
à cette époque dans le Tibesti où il sera blessé à la tête
lors d’une opération commando. Opéré à l’hôpital militaire
de N’Djamena (au terme de 24 heures de coma) puis réopéré
à Paris, il reste ensuite en convalescence et, en dépit de
sa robustesse, il est peu probable qu’il soit physiquement
en mesure de prendre part à des bastonnades ou à un
fric-frac. À peine remis, on nous raconte ensuite qu’il
« rentabilise son passeport » (remarquez au passage la
nuance mercantile et péjorative du terme « rentabiliser »)
en allant s’acoquiner à des « paramilitaires »
sud-américains (probablement fascistes comme vous l’aurez
deviné). En réalité et toujours selon son biographe, il
est détaché auprès du ministère français de la Défense qui
le dépêche en Amérique Latine dans le cadre d’une mission
de coopération militaire…
Le général
ayant choisi de demeurer dans la clandestinité et de ne
pas obtempérer aux oukases de La Haye, la campagne de
désinformation ne fait que redoubler d’intensité. Après
avoir insinué que le Croate n’était qu’un légionnaire pour
la frime et souligné la modestie de son ancien grade de
caporal-chef, on cherche logiquement à semer le doute sur
le sérieux de sa promotion au généralat. Imméritée, trop
rapide, cette ascension n’est-elle pas le symbole de
l’impéritie de F. Tudjman et l’aboutissement d’obscurs
grenouillages ? Ce genre d’allégations, gratuites et
floues, est assez imparable, d’autant que F. Tudjman et G.
Susak ne sont plus là pour s’expliquer. On peut toutefois
rappeler que les promotions au mérite existent dans toutes
les armées en guerre et que Bonaparte fut nommé général à
24 ans, Desaix à 25 et Murat (un ancien sous-officier) à
32. Au vu des résultats obtenus, force est de constater
aussi que cette promotion n’était pas si usurpée que ça !
Aventurier, soldat de fortune, nervi de bas étage et
général de pacotille, il restait encore, pour que la
démolition de l’icône fût parfaite, à faire d’Ante
Gotovina une franche canaille. Le procédé est vil mais
certains cafards de presse en ont fait leur gagne-pain. À
l’aide d’un salmigondis de fausses rumeurs, de rapports
tronqués et de ragots divers, ils ont donc entrepris de
nous démontrer que le général n’était au fond qu’un bandit
de grand chemin. La diffamation atteint là des sommets
puisque pour faire bon poids, on accuse pêle mêle le
général d’avoir commis un vol de bijoux, un kidnapping et
un cambriolage, puis d’avoir livré des armes à l’ETA et à
l’IRA. En fait de héros militaire, Ante Gotovina se mue
dès lors en une sorte de Jesse James ou mieux de Fantômas
car il semble doué d’ubiquité et parvient toujours, avec
une surprenante facilité, à se jouer de toutes les polices
et à échapper à la Justice. À la lecture de la longue
liste de ses supposés méfaits, on se demande tout de même
comment il réussit, au nez et à la barbe d’Interpol, à
circuler en France et ailleurs, comment les très
traditionalistes états-majors français et américain
acceptent de l’avoir pour interlocuteur et comment
l’ambassade de France lui délivre, en 2001, un beau
passeport tout neuf… Tout cela sent, une fois de plus, le
montage à plein nez. C’est faux, c’est médiocre et c’est
lâche mais il est, hélas, à craindre que ce ne soit pas
terminé.
« Tout
homme », affirmait Charles Péguy, « a droit qu’on le
combatte loyalement ». Dans le cas d’Ante Gotovina, on en
est décidément bien loin !
Christophe Dolbeau
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Notes
(1)
Lors de l’arrestation du
général, il s’est quand même trouvé un quotidien croate
pour titrer : « La meilleure nouvelle pour la Croatie »…
(2)
Dominique Bromberger, in Le
Spectacle du Monde, N°402.
(3)
Voici ce qu’écrit le général
Yves Gras du colonel Erulin : « C’était un officier de
belle allure et de grande valeur. Il en imposait par sa
haute taille et sa carrure d’athlète, mais aussi par son
calme et l’impression de puissance qui se dégageait de sa
personne. Ce colosse au masque énergique et dominateur
inspirait d’emblée la sympathie par son affabilité et sa
gentillesse. Il avait marché d’un pas rapide dans la
carrière militaire où il s’était distingué aussi bien
comme baroudeur en Algérie que comme professeur à l’École
de Guerre, montrant ainsi que les qualités de
l’intellectuel ne sont pas incompatibles avec celles du
chef de guerre. Mais surtout, Erulin était animé d’une foi
chrétienne profonde. Le combat terminé, il fera
concélébrer une messe par l’aumônier du régiment et le
curé de Kolwezi à l’intention de toutes les victimes du
drame, Européens et Africains, au milieu de la ville qu’il
venait de libérer ». – cf. Historia Spécial, N°414
bis (1981), p.136 (« Le saut sur Kolwezi »).
Crimes
de guerre...
Christophe
Dolbeau
08/10/2007
A propos des crimes de guerre que l'on reproche aux
Croates, avez-vous vu le culot des vétérans du bataillon
hollandais qui se sont récemment rendus à Potocari ? Il
est vrai que le ministre néerlandais Kamp leur a même
remis une médaille d'honneur ! Un autre criminel de guerre
sur lequel on n'épilogue pas trop : le sinistre général
Paul Tibbets, celui de la bombe d'Hiroshima, qui est mort
le 1 novembre dernier, dans son lit et bien content de
lui…
****
Il y a une certaine ironie dans le fait que l'un des
témoins a charge soit le colonel Jim Calvin du Princess
Patricia's Canadian Light Infantry car c'est une unité de
ce groupe, le Loyal Edmonton Regiment, qui fut accusée
d'avoir commis un crime de guerre a Leonforte, en Sicile,
juillet 1943 (assassinat de prisonniers). Une autre unité
canadienne, les Argyll and Sutherland Highlanders of
Canada (Princess Louise's), fut elle-aussi accusée d'avoir
incendié des maisons civiles a Friesoythe (Allemagne), le
14 avril 1945. Personne ne fut jugé ni inquiété et je ne
crois pas que le Canada aurait, à cette époque, supporté
qu'on lui demande des comptes !
[Ceci
fut la réaction aux propos du colonel Jim Calvin publiés
ici et
ici selon lesquels,
entre autres choses,
Général Ante Gotovina a « occupe » (ou libéré!)
son propre
pays! -
"Also indicted was his comrade Gen. Gotovina, the Croatian
commander who rolled over Canadian peacekeepers to
occupy Serb Krajina in 1995." (CBC
News, 27 Jul 2001)
Je crois que la majorité de Canadiens ne sont pas d'accord
avec le colonel etc...
IA,VoC]
VoC:
Nous
reproduisons ci-dessous 3 articles que M.
Christophe Dolbeau, professeur en France, a consacrés
au cas Gotovina - parus dans les
colonnes de l'hebdomadaire Rivarol
RIVAROL,
23/12/2005
Gotovina : vraie capture ou reddition camouflée ?
Christophe DOLBEAU
(HRVATSKI)
Visé
depuis 2001 par un mandat d’arrêt du pseudo tribunal
international de La Haye, le général croate Ante Gotovina,
50 ans, a été appréhendé le 7 décembre dans un hôtel des
Canaries où il résidait depuis quelques jours sous une
fausse identité. Opérée en douceur, l’arrestation s’est
effectuée alors que le général dînait avec un vieil ami,
Jozo G., venu de Melbourne.
N’en déplaise à Javier Solana, Olli Rehn, Jaap
de Hoop Scheffer et même au miteux Douste-Blazy qui nous
la présentent comme « une très bonne nouvelle »,
cette interpellation qui tombe à pic ressemble
furieusement, il faut bien le dire, à un montage destiné
aux éternels gogos que nous sommes supposés être. Certes,
le scénario qui nous est proposé est bien rodé, il
comporte tous les ingrédients d’un petit polar de série B,
mais il ne nous convainc pas et voici pourquoi.
Rappelons tout d’abord, car cela a son
importance, que l’officier croate n’est pas à proprement
parler un néophyte en matière de clandestinité. Passé par
l’École des Troupes Aéroportées de Pau (ETAP), il a été
plongeur de reconnaissance et chuteur opérationnel (« chutop »)
au 2e REP, membre du Commando de Recherche
Avancée et de Pénétration Secours (CRAPS) de cette unité,
puis instructeur-commando au Guatemala, en Colombie et au
Paraguay (pour le compte des « services » français), avant
de regagner sa patrie et d’y combattre plusieurs mois au
sein des forces spéciales. Connaissant se passé, on peut
donc légitiment se demander pourquoi un fugitif aussi
averti utilisait un faux passeport libellé de façon plutôt
provocatrice au nom de Kristian Horvat, soit en français,
Chrétien Croate, et mentionnant son vrai lieu de
naissance (Pasman) ainsi que sa véritable date de
naissance (12 octobre 1955). Ajoutons que l’usage par le
général de se faux titre de voyage était connu de tous
depuis mai 2005, date à laquelle la presse croate en avait
abondamment parlé… Autre élément troublant : le lieu
choisi pour se planquer, à savoir Playa de las Américas,
une sorte de station-Luna Park, située sur la côte
sud-ouest de l’île de Tenerife. Lorsque l’on sait qu’une
biographie autorisée de Gotovina (N. Ivankovic, Ratnik,
pustolov i general, Zagreb, HONOS, 2001) fait état
noir sur blanc d’un précédent séjour de l’officier aux
Canaries comme des amitiés qu’il y a nouées, on peut
penser que l’intéressé, sauf à vouloir se faire repérer,
n’avait pas vraiment intérêt à s’y attarder… Quant à
l’hôtel où il était descendu, le Bitácora (qui
n’est pas un « palace » comme l’ont sottement affirmé
plusieurs journalistes mais un 4 étoiles où la chambre en
pension complète vaut à peu près 100€), le moins qu’on
puisse en dire, c’est que ce n’est pas un repaire très
discret puisque la police locale y a déjà arrêté (11
octobre 2004) l’artificier de l’IRA, Michael Rogan !
Bref, on est surpris par cette soudaine
accumulation de bévues et d’imprudences de la part d’un
professionnel dont on avait théoriquement perdu toute
trace depuis quatre ans. De là à penser que le formidable
exploit des policiers espagnols fut un peu téléguidé, que
la « très bonne nouvelle » était un peu programmée et que
cette arrestation s’apparente beaucoup à une reddition
camouflée, il n’y a qu’un tout petit pas. Quoi qu’il en
soit, force est de constater que cette sortie de crise
arrange tout le monde. Le général met fin, sans casse, à
une « cavale » qui pouvait lui gâcher une grande partie de
l’existence, voire lui coûter la vie ; comme promis à ses
partisans, il n’a pas transigé puisqu’on l’a capturé et,
compte tenu de la minceur de son dossier, il lui est même
permis d’envisager une issue favorable. Carla del Ponte
qui avait, aussi inopinément qu’opportunément, levé son
veto aux négociations pour l’adhésion de la Croatie à
l’Union européenne (3 octobre 2005) ne perd pas la face ;
comme promis, elle a amené le général croate à La Haye. Le
gouvernement croate, qui avait juré ses grands dieux qu’il
ne cachait pas le fugitif, est définitivement lavé de tout
soupçon (1) : le général a été arrêté en
Espagne et, comme le démontre la collection de visas qu’il
a eu le bon goût de conserver pardevers soi, il avait
auparavant trouvé refuge à Tahiti, en Argentine, en Chine,
au Chili, en Russie, en Tchéquie et à l’Ile Maurice.
Remarquons au passage la stupéfiante facilité avec
laquelle ce Chrétien Croate a pu berner toutes les
polices et toutes les douanes, se promener d’aéroport en
aéroport et déjouer la surveillance à laquelle sont
maintenant soumis la plupart des voyageurs aériens… Et que
dire de coûte de ces pérégrinations pour un homme qui
n’avait guère que 12 000 euros sur lui au moment de son
arrestation ?
Reste, au-delà des doutes qui planent sur le
dénouement de cette lamentable affaire, que sa gestion
n’est pas vraiment à l’avantage des gouvernants croates,
de gauche comme de droite. Jamais, en effet, ces gens
n’auraient dû admettre, et cela quel qu’en fût le prix
diplomatique, économique ou médiatique, que l’on piétinât
ainsi la souveraineté de la nation et l’honneur de son
armée. Jamais, faut-il le répéter, le général Ante
Gotovina n’aurait dû être contraint de fuir le pays qu’il
avait largement contribué à libérer, jamais cet officier
d’élite n’aurait dû faire l’objet d’un quelconque
marchandage avec qui que ce soit, et jamais un
gouvernement croate n’aurait dû – comble de l’infamie – se
féliciter publiquement de son arrestation ! Mais ainsi va
la dictature euro-mondialiste…
Christophe DOLBEAU
_____
(1) C’est aussi le cas de la France que certains
accusaient de témoigner d’une indulgence suspect à l’égard
de son ancien légionnaire…
RIVAROL,
25/02/2005
Croatie : haro sur Gotovina
Christophe DOLBEAU
(HRVATSKI)
En
Croatie, l’un des plus grands scandales de l’après-guerre
réside sans conteste dans le traitement infamant que le
gouvernement, au prétexte d’une douteuse raison d’État,
réserve à quelques-uns de ses soldats les plus brillants.
Courageux vainqueurs d’une guerre difficile et cruelle et
par là véritables conquérants de l’indépendance, plusieurs
d’entre eux ont, en effet, été livrés par leur propre pays
au tribunal pénal international de La Haye (TPIY) et
soumis à une humiliante mascarade judicaire (1).
Refusant de se prêter à cette bouffonnerie, le général
Ante Gotovina, ex-commandant en chef de l’opération
Tempête (libération de la Krajina) et ancien
inspecteur général des forces armées croates, a toutefois
choisi de dénoncer la lâcheté des politiques et d’entrer
dans la clandestinité. Estimant n’avoir de comptes à
rendre qu’à la justice de sa Patrie, l’officier a disparu
dans la nature, ce qui, depuis quatre ans, plonge les
autorités dans le plus grand embarras.
Soumis aux pressions comminatoires de la
Suissesse Carla Del Ponte, procureur général du TPIY,
ainsi qu’à un avilissant chantage à l’adhésion à l’Union
européenne, les dirigeants de Zagreb, en commençant par le
président de la République Stipe Mesic, récemment réélu,
se trouvent acculés à des reniement de plus en plus
déshonorants. De héros unanimement respecté, Ante Gotovina
s’est donc mué en bête noire du pouvoir et la liste des
avanies qui lui ont été infligées est édifiante. D’abord,
on a publiquement admis, la mine faussement contrite,
qu’il pourrait bien être un criminel de guerre (2),
puis on a mis sa tête à prix pour 50 000 euros. (De leur
côté et avec 5 millions de dollars, les Américains ont
tout de même fait une « meilleure » offre, ce qui n’est
pas banal puisque, dans le même temps, ils exigeaient de
la Croatie qu’elle s’engage à ne jamais livrer le
moindre citoyen US au tourniquet de La Haye…).
Traqué par Interpol, le général a été signalé
en Colombie, dans l’Ontario, en Corse, à Nice, en Sicile,
en Herzégovine, en Irlande ou à Chicago, tandis que
quelques fripouilles de presse (souvent stipendiées de l’Intelligence
Service) s’efforçaient de faire de lui un ancien
braqueur doublé d’un narcotrafiquant. Ses domiciles ont
été perquisitionnés, plusieurs de |